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10 mois de prison avec sursis et 2000 euros d'amende requis contre un chasseur en possession d'espèces protégées

environnement cayenne
Procès chasseur espèces protégées
©Guyane la 1ère
C’est un procès très attendu qui a eu lieu le 12 décembre : celui d’un jeune homme soupçonné d’être à la tête d’un établissement détenant des animaux d’espèces non domestiques, sans autorisation, et d’avoir prélevé et transporté des espèces protégées. 
A ses côtés, deux chasseurs, poursuivis pour rébellion et outrage, des faits commis en mai dernier à Macouria, lors d’une interpellation particulièrement mouvementée.
Le 29 mai, à Macouria, les gendarmes et les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage effectuent une perquisition au domicile d’un particulier. Ils saisissent sur place des animaux, notamment un boa constrictor, un anaconda et des perroquets. Des chasseurs venus soutenir le propriétaire et son épouse sont interpellés à leur tour. Avec violence affirment-ils aujourd’hui notamment Carmélien-Firmin Madère, président de l’association territoriale de chasse de Guyane qui se souvient d'avoir été confronté à une armada de gendarmes.


Un débat sur la détention d'espèces animales " non domestiques "

Peut-on détenir des espèces dites « non-domestiques » chez soi ? Et que désigne cette expression sur notre territoire, tel a été l’objet du débat au cours de cette audience hors norme. Lucie Louzé-Donzenac, avocate fait remarquer que nombre de Guyanais ont des animaux protégés chez eux.
Le jeune homme en cause assure qu’il recueillait ces animaux pour les soigner, en l’absence de structure adaptée en Guyane.
Au-delà de ces éléments, aux yeux des deux chasseurs poursuivis pour outrage et rébellion, l’enjeu est avant tout culturel affirme le chasseur Daniel Rodrigues da Silva.
La procureure a requis 10 mois de prison avec sursis et 2000 euros d’amende à l’encontre du propriétaire des animaux. Le jugement est mis en délibéré, il sera prononcé le 20 février.