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La rentrée scolaire à Cayenne en débat avec la municipalité et les associations de parents d'élèves

éducation
Marie-Laure Phinera Horth, maire de Cayenne, invitée de Place Publique
Marie-Laure Phinera Horth, maire de Cayenne ©Christophe Fidole
La rentrée scolaire à Cayenne et plus particulièrement le dossier épineux du déménagement de l’école maternelle Mirza, voilà le sujet qui était au cœur des échanges lors de l’émission Place Publique ce 14 septembre. 
Autour de la table de l'émission radio Place Publique étaient réunis, la maire de Cayenne, Marie-Laure Phinera Horth et son adjoint délégué à la scolarité Jean Laquitaine, et les représentants des organisations de parents d’élèves, Aïssatou Chambaud de la FAPEEG et Nadine Colin de la PEEP.


Un certains consensus entre la municipalité et les associations

Entre un maire de la ville capitale sur la défensive et un adjoint délégué à la scolarité particulièrement offensif, le moins que l’on puisse dire c’est que l’on a assisté à un débat sur la rentrée scolaire avec des représentants des organisations de parents d’élèves pour le moins conciliants. Marie-Laure Phinera Horth soulève très rapidement l’ampleur du défi que doit relever Cayenne avec près d’une vingtaine d’école sur trente-deux nécessitant une réhabilitation, des travaux que la ville doit assumer seule faute de financement de l’Etat. Questionné sur les enfants non scolarisés, près de 400 à Cayenne, Jean Laquitaine rappelle le contexte global de la Guyane, celui d’une explosion démographique et des moyens trop faibles des collectivités avant de ponctuer un brin fataliste « On est dans un combat de Don Quichotte ». Consciente des difficultés des collectivités, Aïssatou Chambaud de la FAPEEG propose une forme d’alliance de tous les acteurs locaux pour obtenir les moyens nécessaire pour l’éducation en Guyane. Nadine Colin de la PEEP de son côté, dénonce une sorte d’hypocrisie, celle d’un système qui s’évertue à appliquer des règles inadaptées au territoire et plaide pour l’adaptation des lois. Si l’enjeu financier a occupé les débat, celui de la qualité de la formation reste posé conclura habilement Jean Laquitaine.
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