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Conflit GPAR: retour à la normale à l'aéroport

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L'aéroport Félix Eboué a été touché depuis mercredi par un conflit social ces derniers jours. Après plusieurs jours de discussions entre des salariés du GPAR et leur direction, un accord a été signé ce samedi soir.
Depuis mercredi une série de débrayages des salariés du GEPAR, le Groupement Pétrolier Avitaillement Rochambeau perturbait le trafic aérien. Au cœur de la grogne, le non-respect du protocole d'accord signé en 2017 portant notamment sur les embauches locales.  
Conséquence de ce désaccord, le long courrier Cayenne-Paris de jeudi a été annulé. Face à la situation, la Chambre de commerce et d’industrie de la Guyane, gestionnaire de l’aéroport a exigé une sortie de crise rapide. Demande expresse formulée aux dirigeants du GPAR. Pour la CCIG les choses étaient claires en mettant dans la balance la suite de la collaboration entre la CCIG et le GPAR.    
Il faut dire que la tension au sein du GPAR a eu un impact sur le trafic aérien à Félix Eboué. Entre retards et annulations de vols,  la situation a irrité au plus haut point les responsables de la zone aéroportuaire. Et dès vendredi soir, ils n’ont pas caché leur volonté de faire appel à la justice si les choses perduraient.
Lors d’une conférence de presse samedi matin, la CCIG par la voix du directeur de l’aéroport a indiqué être prête à déposer une assignation auprès du tribunal de grande instance de Cayenne en cas de prolongement du mouvement au sein de l’entreprise GPAR. La CCIG était prête à réclamer 100 000 euros au GPAR à chaque débrayage. La situation s’est tendue entre partenaires.
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Les opérations reprennent à l'aéroport F. Eboué, ouf de soulagement à l'heure des grands départs pour les fêtes de fin d'année. ©A. Hilaire
 

Les salariés campent sur leurs positions et obtiennent gain de cause

De leur côté, les personnels du GPAR se sont appuyés sur le non-respect du protocole signé en mai 2017 avec leur direction. Cet accord portait notamment sur les évolutions de carrière et les embauches en Guyane.   
Dans ce conflit, l’annonce d’une embauche extérieure à la Guyane pour un poste d’adjoint a mis le feu aux poudres. Les agents du GPAR estiment que quatre candidatures locales correspondent aux attentes sur ce poste. Pour le personnel, la fin de ce mouvement est lié au respect des accords de 2017 et ce protocole doit être traduit concrètement dans les faits.
Après une nouvelle réunion entre les représentants du personnel et la direction du GPAR, un accord a été trouvé en fin de journée. Les salariés ont obtenu des garanties quant à une embauche locale pour le poste d'adjoint.  
L'activité à l'aéroport Félix Eboué reprend son cours normal… 
 
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