Décès de Pierre Heu Mby : les agriculteurs Hmong de Cacao sous le choc

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Décès de Pierre Heu Mby : les agriculteurs Hmong de Cacao sous le choc
©Terrence MOY
L'incompréhension règne au sein de la communauté Hmong, à Cacao, depuis la mort de Pierre Heu Mby, vendredi matin, lors d'un accident de la route à Matoury. Cet agriculteur d'une cinquantaine d'années laisse derrière lui une femme et des enfants. Il était une figure du marché de Cayenne.

Vendredi matin, Pierre Heu Mby est décédé dans un accident de la route, à proximité du Protg (Palais Régional Omnisport Georges Theolade) à Matoury. Il se rendait au marché de Cayenne, comme chaque semaine.

Décès de Pierre Heu Mby : les agriculteurs Hmong de Cacao sous le choc
©Terrence MOY

Un marché dont Pierre Heu Mby était l'une des personnalités fortes depuis de nombreuses années, avec son grand étal de fruits et légumes. Le lendemain de son décès, les agriculteurs de Cacao sont bien présents, mais ne cachent pas leur tristesse.

Une communauté en deuil


Sa cousine Sia, agricultrice elle aussi, le considérait comme son frère. L'émotion est forte pour elle et son entourage." C'est difficile de parler de lui", confie t'elle la voix étranglée de larmes.

Stéphane est le mari de Sia, la cousine de Pierre HEU MBY. Il est au micro de Terrence MOY et Yves ROBIN.

Pierre Heu Mby était connu de beaucoup, très travailleur et respecté. Le maraîcher employait un jeune homme, Jean Carlo, pour l'assister lors du marché. 

Jean Carlo, le jeune aide de Pierre Heu Mby, le vendredi, sur le marché de Cayenne.
©Terrence MOY

Au delà du choc provoqué par le décès brutal de son employeur, ce dernier est lui est reconnaissant pour ce travail et l'expérience acquise.

Jean Carlo se souvient de la gentillesse de Pierre Heu Mby et de sa femme. Très ému, il témoigne au micro de Terrence MOY et Yves ROBIN.

Cet accident tragique est très mal vécu, surtout que la route de l'Est, sinueuse, empruntée chaque jour de marché, est bien connue pour ses dangers. Les agriculteurs de Cacao circulent sur la RN 2 au moins deux fois par semaine, très tôt le matin, conscients des risques.

" Nous avons peur, oui. Il fait noir, il n'y a personne. Nous nous sommes déjà faits agressés en venant et en rentrant aussi. Il y a des gens qui suivaient les voitures. Pour arrêter les voitures et nous braquer comme cela."

Ly VANG, agriculteur


La gendarmerie de Matoury a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de l'accident.