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Santé : mieux traiter les déchets à risques infectieux

diabète cayenne
Santé : mieux traiter les déchets à risques infectieux
©Karl Constable
Connaissez-vous les petites boîtes jaunes ? Ce sont ces containers scellés, que l'on rapporte en pharmacie, avec à l’intérieur tous les ustensiles piquants et tranchants qui ont été en contact avec le sang humain, afin qu’ils ne se retrouvent pas dans le circuit des ordures ménagères.
1 fois par mois, Patricia, se rend en pharmacie avec sa petite boîte jaune sous le bras. Comme la soixantaine de patients en auto-traitement qui sont clients de cette officine, elle rapporte aiguilles et autres objets tranchants à son pharmacien. En Guyane 40 pharmacies font parties de ce réseau de collecte qui est devenu comme un reflexe pour certains.
Fabien Sublet, docteur en pharmacie :

"les personnes, les diabétiques notamment, mais également tous les autres patients qui utilisent des médicaments qui s'injectent, ils sont sensibilisés et quandils n'ont pas leur boite jaune, ça devient compliqué pour eux, alors ils utilisent des moyens comme un bocal en verre ou autre qui ne sont pas des moyens agréés."

Problème, DASTRI (Déchets de soin à risques infectieux) est victime de son succès ! Chez nous 102% des besoins sont couverts, mais seulement 51% des boîtes distribuées, sont ensuite rapportées. Or, si cette collecte est organisée depuis 2013, c’est bien pour que ces objets de soins à risques infectieux ne se retrouvent pas avec les poubelles classiques et contaminent d’autres.
Sébastien Grillet, directeur des opérations DASTRI :

"on a sur les retours effectivement une vraie question. On était l'année dernière, à 75% de retour des boites, cette année, nous sommes à 51%. On a une baisse du gestechez le patient, il y a peut être eu des dysfonctionnements surla collecte."

8.000 boîtes sont distribuées par mois, les retours sont ensuite traités à Kourou sur une plateforme spéciale, où ils sont broyés puis désinfectés et enfin enfouis avec les ordures ménagères. En Guyane : l’enjeu est donc qu'il y ait plus de boîtes qui retournent en pharmacie, c’est un geste de santé publique et écologique.
©Karl Constable