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CHOG : Une dimension nouvelle pour l'offre de santé du bassin de l'ouest

Le Centre Hospitalier de l'Ouest démarre une nouvelle aventure dans des locaux modernes, spacieux équipés d'outils de pointe. De nouveaux services sont créés mais l'activité de cet hôpital jusqu'à ce jour démontre une belle vitalité et une haute technicité des personnels.

Le hall d'accueil du CHOG dans l'établissement situé aux Sables Blancs © CL
© CL Le hall d'accueil du CHOG dans l'établissement situé aux Sables Blancs
  • Par Catherine Lama
  • Publié le
Le nouvel établissement hospitalier de Saint-Laurent du Maroni ouvre ses portes ce 27 septembre avec le transfert des malades. Une opération lourde préparée depuis de nombreux mois. L'ensemble du personnel est enthousiaste et a hâte d'investir les différents locaux scindés en 4 grands pôles : pôle femme-mère-enfant; pôle médico technique; pôle santé mentale; pôle médecine et santé.
De nouveaux services émergent c'est le cas au pôle femme-mère-enfant dirigé par le Docteur Gabriel Carles avec la création notamment d'un service de néonatologie.
Le docteur Gabriel Carles chef du service obstétrique du CHOG © CL
© CL Le docteur Gabriel Carles chef du service obstétrique du CHOG
 

Une maternité en pointe depuis de nombreuses années

A l'arrivée du docteur Carles à Saint-Laurent, il y a 36 ans, on pratiquait annuellement 250 accouchements, le chiffre est actuellement de 3000 ce qi correspond au rythme de travail d'une grosse maternité de CHU métropolitain. Dans cette unité, il faut faire face à beaucoup de pathologies obstétricales. A ce titre, la recherche scientifique y est très avancée. De nombreuses découvertes sur la relation entre les maladies tropicales comme la dengue et la grossesse par exemple ont fait l'objet de publications dans des revues scientifiques. Ce qui vaut à la maternité  de Saint-Laurent d'être reconnue sur le plan international. Cette expertise a permis d'aider des pays d'Afrique et d'Asie où il n'y a pas les mêmes moyens de recherche.
La maternité était déjà très bien équipée matériellement contrairement aux idées reçues indique le praticien et cela, en raison, de son isolement et des nombreuses pathologies traitées. On y trouve déjà le meilleur appareil échographique au monde ou encore un excellent laboratoire. 
Le nouvel hôpital va surtout offrir des équipements neufs, des conditions de travail plus confortables pour les personnels et un accueil plus agréable pour les patients. Dans ce service travaillent notamment, 60 sages femmes, des personnels très impliqués souligne le gynécologue très expérimentés avec un haut niveau de technicité en lien avec les situations inédites rencontrées.
 

Le manque de prévention favorise la morbidité périnatale

Toutefois tout cela n'empêche pas le taux élevé de morbidité périnatale dans l'ouest guyanais. Il est le double de celui de la métropole. Cela s'explique par un manque de suivi des personnes, 40% des femmes qui arrivent à la maternité sont en fin de grossesse avec souvent des pathologies sévères. L'anémie, l'intoxication par le plomb, les maladies tropicales, des grossesses précoces chez les adolescentes, la multiplications des grossesses, l'augmentation du diabète due à l'obésité... Tous ces facteurs influencent le taux de morbidité et de prématurité même si l'hôpital multiplie les missions dans les communes éloignées.
 

Un service de néonatologie de 20 places

Le pôle femme-mère-enfant est maintenant doté d'un service de néonatologie qui va permettre de mieux traiter les enfants prématurés. Il s'accompagne d'une unité de réanimation néonatale. Jusqu'à présent, la maternité était de niveau 2B annonce le docteur Carles avec une prise en charge des nouveaux nés au delà de 32 semaines (bébés de 1,5kg). L'objectif est de faire passer le service au niveau 3 avec la prise en charge de prématurés de 500 g mais pour cela il faut recruter le personnel spécialisé. Cela diminuera les transferts vers Cayenne. C'est une grande avancée pour le bassin de l'ouest. 
Pour maintenir le niveau de soins, il faut pouvoir recruter pour faire face au turn over important des personnels et suivre le flux toujours plus grand nombre de personnes à traiter. Une problématique qui se pose pour toute la Guyane. La démographie évolue très vite et la mise en place des équipements ne suit pas ou avec beaucoup de retard. 

 

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