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Commémoration : il y a 57 ans, mourrait dans un crash Justin Catayée le fondateur du Parti socialiste Guyanais

Il y a 57 ans mourrait Justin Catayée dans des circonstances jamais vraiment élucidées. Il est décédé dans un crash d'avion le 22 juin 1962 en Guadeloupe. Justin Catayée est le fondateur du Parti socialiste Guyanais. Un hommage lui est rendu aujourd’hui.
 

  • Par Marie-Claude Thébia
  • Publié le , mis à jour le
Il y a 57 ans mourrait Justin Catayée dans des circonstances jamais vraiment élucidées. Il est décédé dans un crash le 22 juin 1962 en Guadeloupe. 113 personnes ont péri dans cet accident d’avion. Justin Catayée est le fondateur du Parti socialiste Guyanais. Un hommage lui est rendu aujourd’hui.


Un homme courageux

Justin Catayée est le fondateur en 1956 du Parti socialiste Guyanais, le PSG.  Il est né le 30 mai 1916 à Cayenne, de parents Martiniquais. La Guyane sera toujours son point d’ancrage, son pays de cœur. Volontaire, actif, bien que réformé il contracte quand même, un engagement volontaire pour participer à la 2nde guerre Mondiale, à la fin de 1942 puis rejoint en Tunisie les Forces françaises libres. Sa participation lui vaut la Croix de guerre, la médaille coloniale et la médaille militaire. Une fois la guerre terminée, il poursuit des études de mathématiques à Bordeaux. C’est en 1949, qu’il obtient sa mutation comme professeur de mathématiques au lycée Félix Eboué.
 

Fondateur du PSG


Armé de convictions socialistes, il se lance en politique, après avoir été syndicaliste. A quarante ans, déçu des partis classiques, il crée le Parti socialiste Guyanais et lance son propre organe de presse « Debout Guyane ». Il y relaie ses idées, ses convictions avec fougue. Deux ans après, le 30 novembre 1958, il est élu à l’Assemblée Nationale. Impétueux, passionné, il se fait remarquer. Il a l’appui du gouvernement de l’époque car il a appelé à voter « oui » au référendum instituant la Cinquième République.


Discours prémonitoire ?

Il se bat pour la Guyane, a une vision du développement perenne du pays. Pour les uns, c’est un guide, pour les autres un fou. L’idylle avec le gouvernement cesse car les promesses d’une décentralisation à venir pour la Guyane, n’ont pas été tenues. En juin 1962, il est à Paris, fort de ses succès politiques, il présente et réclame un statut spécial d’autonomie de gestion pour la Guyane. En session parlementaire, il est alerté de l’émergence de troubles en Guyane, il décide de rejoindre son pays afin de soutenir ses camarades. Il prononce ce qui sera son dernier discours à l’Assemblée nationale. Il apostrophera ses collègues d’une phrase prémonitoire sur la possibilité qu’il ne réapparaisse plus en ces lieux.


113 passagers périssent dans le crash

Lieu du crash à Deshaies © DR
© DR Lieu du crash à Deshaies
Il n’atteindra jamais la Guyane. Le vol 117 Air France s’écrase sur le morne du Dos d’Anes à Deshaies en Guadeloupe, peu avant son atterrissage. L’enquête conclut à un malheureux concours de circonstances : une panne des instruments de guidage au sol de l’aéroport du Raizet et l’insuffisance des données météorologiques reçues par le personnel navigant.
Aujourd’hui 57 ans après, le Parti socialiste Guyanais se souvient. Une gerbe de fleurs sera déposée en ce jour, au rond-point Catayée.

 

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