Une commission de suivi des fonds européens en Guyane

économie
Barbara Luecke chef de la délégation de la Commission européenne
Barbara Luecke chef de la délégation de la Commission européenne ©guyane 1ère
Une délégation de la Commission européenne, accompagnée de représentants des services de l’Etat, est en visite depuis quelques jours. Sa mission : assurer le suivi des fonds européens programmés pour la Guyane sur la période 2014-2020. 
Les budgets attribués au titre des fonds européens sont essentiels pour le développement économique, social et culturel de la Guyane. 
Entre 2014 et 2020, l’Europe aura consacré 600 millions d’euros à la Guyane pour des aménagements urbains, l'agriculture, l'éducation, la recherche ou encore l'aide sociale. Ces financements accompagnent notre territoire dans tous les domaines de développement.
Depuis quelques jours, une délégation de la Commission européenne fait le point avec les services de l’Etat et la CTG sur l’utilisation de ces fonds.

Des visites de terrain

La délégation s’est rendue sur le terrain pour rencontrer les porteurs de projet, bénéficiaires de ces aides, comme la Brasserie Guyanaise à Matoury ou encore l’entreprise Délices de Guyane à Rémire-Montjoly.
L’occasion de relever quelques problèmes techniques, liés aux versements des fonds européens.
Dans le domaine de l’aide à l’activité économique, les financements liés au fonds Feder sont déjà presque entièrement utilisés. Des ajustements sont prévus. Il en est de même pour le financement de la recherche scientifique en Guyane.

Du retard pour le numérique et le transport

Des projets d’aménagement ont aussi pris du retard. Comme par exemple le désenclavement numérique grâce au raccordement du territoire à un câble sous-marin joignant le continent européen au Brésil. Des réponses fermes sont attendues dans les deux prochains mois, afin de lancer ce programme.
Le projet de transport collectif en site propre, le TCSP, porté par la communauté d’agglomération du centre littoral, a lui aussi pris du retard, la collectivité ayant attendu des garanties de faisabilité.
C'est un projet à 150 millions d’euros, dont 40 millions en provenance de l’Union européenne.

Le reportage de Guyane 1ère

 

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