Congrès 2018 : le Livre Blanc...des citoyens et des idées

politique
Etats généraux à Saint-Laurent du Maroni
Etats généraux à Saint-Laurent du Maroni ©Eric Léon
Lors des Etats généraux de janvier à juin, mille cinq cents citoyens ont fait des propositions. La CTG a fait la synthèse de cette consultation. Le document sera la base du congrès des élus ce mardi pour construire un « projet Guyane ». C'est l'un des chapitres du Livre Blanc qui fait tant débat.
Comment faire avancer la Guyane ? Que faut-il changer aujourd’hui, demain et après-demain ? Lors des Etats généraux de janvier à juin, mille cinq cents citoyens sont venus aux réunions…d’autres ont donné leur avis sur le web…pour dire ce qui va, ce qui ne va pas et ce qui doit changer…La collectivité territoriale de Guyane a fait la synthèse de cette consultation. Le document sera la base du congrès des élus mardi pour construire un « projet Guyane »…


Des idées audacieuses

Parmi la centaine de propositions citoyennes, des idées audacieuses telle la création d’un parc de loisir « Arianeland » autour du spatial, ou encore des ballons pour transporter des marchandises de tonnages importants, mais aussi l’élevage d’animaux sauvages à grande échelle aux normes franco-amazoniennes : cochon bois, maïpouri, hocco.
Pour se loger, les citoyens défendent « moins d’entassement comme à Soula, plus de maisons avec jardins », « Une parcelle viabilisée pour chaque habitant »
Pour se déplacer, certains veulent « un plus grand réseau de transport en commun propre et moins cher ». Beaucoup défendent une circulation sur tout le  territoire. Avec une route vers l’intérieur entre Apatou et Maripasoula ou un réseau de chemin de fer et « un pont entre Saint Laurent et Albina ».
Pour se développer, un citoyen préconise « Un port en eaux profondes (…) compétitif » pour « des prix plus bas pour les marchandises importées et les matières premières ». Beaucoup plaident pour « la maîtrise du foncier » (…), « préalable au développement économique ». 


Les idées fusent

Sur le plan scolaire, il faut en finir avec une « Guyane, terre d’échec pour de nombreux jeunes guyanais », qui « entrent au lycée ou à l’université sans (…) les compétences élémentaires en français et en maths»
Il faut donc créer « des structures adaptées pour les élèves en grande difficulté », « une offre de formation répondant aux besoins locaux ». Il s’agit aussi de « faire cohésion, Cela commence à l’école faire du lien, se connaître, connaître le territoire ». 
Enfin, au chapitre de la Gouvernance, un citoyen, comme beaucoup d’autres, demande « un changement de cadre institutionnel », qui « seul permettra de répondre aux défis que doit relever le territoire »