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Contrôle technique : depuis le 20 mai, 133 points à vérifier, 10 de plus qu'avant la réforme

L’heure n’est plus au rush dans les centres de contrôle technique. Depuis le 20 mai, le contrôle s’est durci. Le nombre de points à vérifier est plus important et certaines défaillances sont à régler en 24 heures. Pour l'heure en Guyane, les prix n'ont pas encore augmenté.

© L'Internaute
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  • Clotilde Séraphin Georges
  • Publié le
La durée d’examen est aujourd'hui un peu plus longue. Le nombre de points de contrôle est passé de 123 à 133 depuis le 20 mai dernier. Ils couvrent 610 défaillances potentielles.
Une 3e catégorie de défauts est apparue, celle des défaillances « critiques » qui doivent être réparées en 24 heures et faire l’objet d’une contre visite immédiate.
Simon Fernand contrôleur explique :

"Pour le frein par exemple. Si on vérifie et que l'on est à moins de 50%, là c'est critique. Il faut 24H pour le réparer et faire une contre-visite. Pas le choix. C'est plus pointu et plus précis qu'auparavant."


Les automobilistes soucieux de leur sécurité 

Une nouvelle réglementation qui ne suscite pas de grogne chez la plupart des automobilistes. Ils sont  même soulagés car il y va de leur sécurité. Quand leurs véhicules ne présentent pas de défaillances critiques mais majeures, ils ont  2 mois pour faire les réparations. Ils ne doivent faire qu’une contre visite.
Un enthousiasme qui tient aussi au fait que les prix n’ont pas encore augmenté mais cela ne saurait tarder puisque cette réforme du contrôle technique a engendré des investissements
Simon Fernand  contrôleur dans un centre précise :

"Ce sont les mêmes équipements que nous avons modifiés. D'ici Octobre, on va aller plus loin dans les changements. Ce sont des investissements supplémentaires. Cela veut dire que les prix vont augmenter."


L’augmentation prochaine des prix du contrôle technique est donc certaine, de même que les conséquences de l’état de nos routes sur la dégradation accélérée de nos véhicules.


 A partir du 20 mai 2018, une nouvelle directive européenne entrera en vigueur pour le contrôle technique. Son objectif : renforcer la prévention et la sécurité routière, mais aussi mieux contrôler les exigences environnementales.
Cette réforme s’inscrit dans la perspective d’une réduction de moitié, par rapport à 2010, du nombre de tués sur les routes à l’horizon 2020 dans l’Union européenne. Le contrôle technique est fait pour aider les propriétaires des véhicules à connaître l’état de leur véhicule avec un regard impartial et objectif, sans intérêt financier vis-à-vis des réparations nécessaires.
La nomenclature des points de contrôle évolue et passe de 123 à 133 points de contrôle. Ce nombre n’évolue donc pas de façon significative. En revanche, la réforme introduit un troisième niveau pour caractériser la gravité de la défaillance constatée (contre deux aujourd’hui) en ajoutant la catégorie des défaillances critiques.
610 défaillances peuvent être constatées lors des contrôles techniques périodiques et sont classées en trois catégories :
les défaillances mineures (139) n’ont pas d’incidence notable sur la sécurité du véhicule ou sur l’environnement. Le véhicule peut rouler et devra être réparé. C’est ici le rôle préventif du contrôle technique qui note des points devant être réparés ou entretenus avant de nécessiter des réparations plus lourdes et donc plus coûteuses. Cela n’entraînera pas de contre-visite, car ces défaillances ne présentent pas de danger immédiat.
Les défaillances majeures (342) sont susceptibles de compromettre la sécurité du véhicule, d’avoir une incidence négative sur l’environnement ou de mettre en danger les autres usagers de la route. Le véhicule peut rouler, mais il est soumis à contre-visite nécessitant de représenter le véhicule dans un délai de deux mois pour justifier des réparations.
les défaillances critiques (129) sont réservées aux défaillances les plus graves, heureusement rares (absence de liquide de frein, disque de frein cassé, mauvaise fixation des roues, siège conducteur non fixé , ancrage de ceinture de sécurité arraché) : elles constituent un danger direct et immédiat pour la sécurité routière. En cas de constat d’une défaillance critique, le véhicule ne peut plus rouler à partir de minuit le jour de la réalisation du contrôle et la contre-visite est à réaliser dans le délai de deux mois, comme pour le contrôle technique actuel.
source :Deal Guyane 

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