Coronavirus : le chômage partiel, une des mesures pour aider les entreprises

Une des rues du centre ville de Cayenne
Pour accompagner les entreprises et les salariés dans cette grave crise sanitaire, le gouvernement a annoncé un dispositif massif de chômage partiel. En Guyane, de nombreuses entreprises sont concernées. Mode d’emploi.
 
Il est possible pour une entreprise de mettre ses salariés au chômage partiel, quand elle réduit son activité au-dessous de l’horaire légal ou arrête momentanément son activité. Elle n’entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés.
Les employeurs peuvent réduire temporairement le temps de travail en versant aux employés une indemnité horaire représentant 70 % du salaire brut. En contrepartie, ils bénéficient d’une allocation forfaitaire cofinancée par l’Etat et l’Unedic, dont le montant a été portée de 7,74 € à 8,03 € par heure chômée et par salarié, soit au niveau du Smic. Le ministère du Travail a annoncé le 16 mars que l’employeur sera dédommagé intégralement dans la limite de 4,5 Smic, soit 5 485 € net.
 

Modalités 

Pour y accéder, les employeurs doivent figurer dans un secteur de l'arrêté de fermeture, ou dans le cas contraire, ils doivent justifier d'un manque à gagner lié a la conjoncture ou à un problème d'approvisionnement. Attention à ne pas anticiper la baisse d’activité. Dans ce dernier cas, ils doivent justifier avoir pris toutes les mesures nécessaires au maintien de l'entreprise (mesures de télétravail etc...).
 

Des entreprises déjà asphyxiées

En Guyane, selon des chiffres de 2015, près de 15 000 établissements, et une majorité plus de 10 000 micro entrepreneurs sont enregistrés. Les entreprises les plus impactées actuellement sont les TPE (très petites entreprises) et certaines PME (petites et moyennes). Ces structures venaient à peine de se relever des impacts économiques de la crise sociale de mars-avril 2017. La chambre de métiers de la Guyane a notamment interrogé les artisans. 75 % d'entre eux vont recourir au chômage partiel. 
A noter, la DIRECCTE Guyane (Direction régionale des entreprises ​de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) répondra désormais aux demandes des entreprises en 48h, contre 15 jours auparavant.