Coronavirus : l'inquiétude d'un chef d'entreprise hôtelier en Guyane

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Le Lodge Balourou à Rémire-Montjoly
Le Lodge Balourou à Rémire-Montjoly ©Guyane la 1ère
C’est avec beaucoup d’appréhension que les chefs d’entreprises, obligés d’attendre le 11 Mai pour relancer leurs activités, observent l’évolution de la situation économique en Guyane. Ils craignent évidemment de faire faillite à l’heure où les caisses sont vides. 
Dans ce contexte économique très alarmant, les chefs d'entreprises demandent que le remboursement des salaires grâce au dispositif du chômage partiel intervienne au plus vite. 
Julien Bader, le gérant du Lodge Balourou
Julien Bader, le gérant du Lodge Balourou ©Guyane la 1ère
Julien Bader, gérant d'un meublé de tourisme a du suspendre certains contrats pour réduire le montant de ses charges fixes. L’établissement affiche un taux d’occupation de 50% contre 80% en moyenne en temps normal :

... Aujourd'hui on fonctionne en mode dégradé avec une chance pour nous., quelques lodges sont occupés par des clients qui sont de la sécurité civile et en Guyane en renfort par rapport à la situation sanitaire...

 


Incertitude pour le paiement des salaires du mois d'avril

Les salaires du mois de mars des cinq salariés mis en chômage partiel ont été payés. Mais la structure ne pourra supporter une masse salariale trop longtemps, sans rentrée d’argent pour équilibrer le compte d’exploitation. Le patron souhaite que le remboursement des sommes avancées dans le cadre du dispositif de chômage partiel soit accéléré :
... ce serait une bonne chose que le remboursement soit accéléré pour que l'on soit en capacité de payer le mois d'avril. Néanmoins malgré le remboursement des salaires, on a quand même d'autres engagements et plus les mois vont passer, plus la situation va se compliquer et nos fonds propres sont en train de fondre doucement tout simplement...
Et c’est déjà le cas avec la crise sanitaire, le budget investissement prévu pour financer des études en vue d’un projet d’extension s’est transformé depuis en dépenses de fonctionnement dans le but de maintenir l’établissement à flot.