Coronavirus : les enfants moins touchés mais pas forcément épargnés

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Dessins d'enfants
©Francetvinfo
Certaines victimes du coronavirus en Guyane sont des enfants. Depuis le début de l’épidémie, dans l'Hexagone, deux enfants sont morts. La décision d’ouvrir les écoles à partir du 11 mai même de façon non obligatoire a donc provoqué de fortes interrogations. 

 
Dans la très grande majorité des cas, les statistiques internationales montrent que les enfants et jeunes de 0 à 18 ans sont peu impactés. Quand ils sont infectés par le virus, ils sont asymptomatiques ou alors présentent des signes légers de la maladie. En Italie par exemple, le pays européen le plus impacté, la proportion de malades de moins de 18 ans est de 1%. Par ailleurs les premiers cas apparus dans le monde d’enfants morts du coronavirus montraient la présence de pathologies antérieures à l’infection au virus Sras Cov-2.


Des études pour comprendre

Mais voilà avec la barre franchie des 2 millions de personnes infectées dans le monde depuis le début de l’épidémie, les cas de formes graves de la maladie développés par des enfants, bien que largement minoritaires, se sont multipliés. Des études portant exclusivement sur le fonctionnement du coronavirus chez les enfants ont été réalisées dans plusieurs pays, aux Etats-Unis ou encore en Chine, l’objectif étant de comprendre pourquoi la part des enfants dans la population infectée est aussi faible ou encore pourquoi beaucoup sont asymptomatiques.
 

Retour à l'école ? 

Il reste encore de nombreux points à éclaircir, l’une des théories émises par un laboratoire américain est qu’il est tout simplement possible que l’infection soit si bénigne que les tests actuels ne permettent pas une estimation réelle de la circulation du virus dans cette population, notamment des 0 - 10 ans. Les études se poursuivent. Bien entendu l’inquiétude de certains est que les enfants participent à propager le virus en cas de réouverture des écoles.
La communauté scientifique reste prudente, car de manière générale, moins un individu développe de symptômes et moins il est susceptible de contaminer d’autres personnes autour de lui. Une étude va être lancée dans les prochains jours par la Société française de pédiatrie, pour des données plus précises sur le rôle des enfants. 
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