Coronavirus : qu'est ce que le Coviplasm, cet essai clinique qui fait polémique ?

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Don du sang
©DR
Le Coviplasm est un essai clinique commencé début avril dans l’hexagone. Il s’agit de transférer des anticorps à des malades Covid en utilisant du « plasma de convalescents ». Une technique qui selon ses initiateurs donnerait de bons résultats.

Le Coviplasm est un essai clinique commencé début avril dans l’hexagone. Il s’agit de transférer des anticorps à des malades Covid en utilisant du « plasma de convalescents ». Une technique qui selon ses initiateurs donnerait de bons résultats.

  • Qu’est ce que le Coviplasm ?

Le Coviplasm est un essai clinique en cours utilisé chez certains malades qui n’ont plus de défenses immunitaires. Il s’agit de transférer le plasma d’un patient guéri à un autre malade au début de sa pathologie. Le plasma est la partie liquide du sang qui transporte notamment les anticorps, ces protéines qui détectent et neutralisent les agents pathogènes. Ce don de plasma va renforcer les défenses immunitaires du malade. Les premiers essais sont prometteurs et si les résultats de cette étude sont positifs, des traitements reposant sur cette technique pourraient être envisagés très vite.

  • Quelles sont les origines de cet essai ?

Coviplasm se base sur une étude chinoise effectuée sur des patients atteints de coronavirus intubés, qui a eu de bons résultats. Cette technique, la sérothérapie est connue depuis des siècles, elle a notamment été utilisée dans la prise en charge d’autres infections virales telles que le chicungunya.
L’étude en cours est réalisée sur 60 personnes, 30 recevant des injections de plasma de patients guéris du Covid-19 et 30 recevant une prise en charge classique. Elle a été lancée le 7 avril et pilotée par l’Inserm, l’Etablissement français du sang (EFS) et l’ Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), dans trois régions très touchées par la Covid-19 : Ile-de-France, Grand Est, Bourgogne Franche-Comté. Pour être validés, les essais doivent être effectués avec près de 200 patients guéris.

  • Quels sont les risques ?

L'injection de plasma sanguin d'un patient guéri à un patient malade a été exceptionnellement autorisée par l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) le 29 avril 2020. L'Académie nationale de médecine, quant a elle a alerté le 8 avril sur les risques à prendre en compte. Comme pour toute transfusion de plasma, des effets secondaires peuvent apparaître tels qu’une réaction allergique et d’éventuels dommages aux poumons causées par une surcharge en plasma. Ces effets sont toutefois rarissimes.