Coronavirus : un cluster de 10 personnes détecté au camp de réfugiés cubains et syriens sur le site de la Pointe Buzaré de Cayenne

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Le camp de réfugiés à la Pointe Buzaré
Le camp de réfugiés des cubains et syriens à la Pointe Buzaré ©Pierre Tréfoux

Une dizaine de personnes positives à la Pointe Buzaré à Cayenne.C’est là que se trouve depuis près de 5 mois des demandeurs d’asile syriens et cubains. Ce sont ces derniers qui les plus touchés par la maladie.

Vivre au cœur d’un foyer épidémique, c’est une publicité dont ce serait passé une bonne partie des migrants. Les demandeurs d’asile cubains se sentent méprisés, délaissés et humiliées.
« Les Guyanais viennent jusqu’à nous pour nous dire que nous sommes la honte de leur gouvernement, cela nous fait mal », rapporte Marcos Antonio Sardain Avila. 

Camp des réfugiés cubains et syriens
Camp des réfugiés cubains et syriens ©Pierre Tréfoux

Ce quinquagénaire affirme être un réfugié politique, il est aussi le référant de la communauté à la Pointe Buzaré.. Avec la présence de cas covid, il n’a pas envie que le camp soit un peu plus stigmatisé.
Il y a des Syriens aussi à Buzaré, mais sa communauté est la plus touchée par les cas de coronavirus :

Nous sommes préoccupés, très inquiets que mon fils ou ma fille ou nous mêmes soyons contaminés par le virus. 10 personnes sur 52 c'est à peu près 22% des tests effectués, c'est préoccupant.

 

Les règles de distanciantion difficile à respecter 


La promiscuité fait partie de leur quotidien, à la Pointe Buzaré, les cases des migrants sont les unes sur les autres, il n’y a u’un point d’eau à l’entrée du site. Les personnes dépistés positives sont pour la plupart situées en profondeur du camp, mais interagissent avec l’ensemble de la population. Sur une dizaine de cas, deux personnes ont accepté d’être isolées à l’hôtel :

Nous vivons normalement depuis 3 jours que le virus a été détecté dans ce lieu. Nous respectons les règles de distanciation, nous portons des masques. Mais c'est très difficile dans ces conditions de maintenir tous les protocoles de sécurité qui sont requis.


Un dépistage un peu plus important a été programmé. Il n'y a pas encore de date pour le moment. Seul un suivi des personnes malades est annoncé dans les prochains jours. Il sera effectué par l’association Medecin du Monde. Les demandeurs d’asiles disent en tout cas espérer une forte mobilisation tant citoyenne que préfectorale.

Contactée, la Croix Rouge avoue être dépassée par la crise migratoire, les possibilités d’hébergement sont réduites. De 700 places, les capacités sont descendues à 500. Une subvention pour 90 places supplémentaires a été demandée.

COVID 19 : un cluster au camp de migrants de Buzaré.

 

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