Covid-19 : la crise reste préoccupante au Brésil, au Suriname et au Guyana pays voisins de la Guyane

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Visuel coronavirus Amérique Latine
©Gerd Altmann de Pixabay

L’OMS garde les yeux rivés sur l‘évolution de la pandémie de covid-19 en Amérique du Sud. La plupart des états continuent d’inquiéter malgré l’avancée notable de la vaccination au Chili et en Uruguay. Près de nous, au Guyana, Surinam et Brésil, la crise sanitaire reste au coeur de l’actualité.

L’OMS garde les yeux rivés sur l‘évolution de la pandémie de covid 19 en Amérique du Sud. La plupart des états continuent d’inquiéter malgré l’avancée notable de la vaccination au Chili et en Uruguay. 2 pays qui ne parviennent toujours pas à reprendre une activité normale au point d’envisager un nouveau reconfinement. 

Plus près de chez nous, au Guyana,  Surinam et Brésil, la crise sanitaire reste au coeur de l’actualité.

Le Brésil toujours dans l'oeil du cyclone

2760 décès et 80609 nouveaux cas en 24h, la pandémie ne faiblit pas avec des indicateurs qui ne sont pas bons. Le Brésil ne devrait plus tarder à franchir la barre symbolique des 500 000 décès. De nombreux hôpitaux sont plus que jamais au bord de l’asphyxie. La campagne de vaccination inégale, voire confuse n’avance pas assez vite malgré l’adhésion d’une très grande majorité de la population brésilienne. Les doses de vaccins tardent dans certains états où les postes de santé doivent attendre parfois plus d’une semaine pour être réapprovisionnés. 

Les récents appels du Président Bolsonaro en faveur de l’arrêt immédiat du port du masque pour les personnes vaccinées où touchées précédemment par le virus ont créé une énième polémique et déstabilisé une partie de la population ainsi que les organismes de prévention. 

Sur les 27 états brésiliens seuls 5 d’entre eux dont l’Amapa présentent des signes d’amélioration. La capitale Macapa retrouve un supplément d’activité depuis quelques jours avec la réouverture des restaurants et commerces non essentiels. 

Une situation difficile au Suriname mais la vaccination s'accélère

Chez nos voisin du Surinam, les totaux du mois de juin s’annoncent désastreux. 124 morts en 15 jours alors que le mois de mai avec ses 88 morts et les fortes tensions dans les hôpitaux avaient déjà frappé les esprits. Le coup d’accélérateur de la vaccination donne malgré tout des signes d’espoir. Plus de 50 000 personnes auraient reçu leur première dose vaccinale en 5 jours avec des files d’attente pouvant parfois atteindre 3 heures. La multiplications des fake news a laissé des traces auprès des populations autochtones de l’intérieur du pays encore très réticentes à l’appel à la vaccination. Les autorités sanitaires espèrent toutefois inverser la tendance avec une nouvelle campagne de communication. Le gouvernement surinamais pourrait annoncer les premières mesures favorables à un déconfinement progressif à partir de la semaine prochaine. 

Le Guyana au coeur d'un scandale financier pour l'achat de vaccins

Au Guyana, 19 décès enregistrés en 24h pour un total de 437 morts. L’opposition au Président Irfaan Ali n’en démord pas. Elle exige que Le gouvernement guyanien s’explique sur l’acquisition de plusieurs milliers de doses du vaccin russe par le ministère de la santé à un prix jugé prohibitif auprès des Émirats Arabes Unis. Les adversaires du parti populaire progressiste guyaniens actuellement au pouvoir dénoncent un scandale d’état. 22 dollars la dose  au lieu de 11 pour un montant total de 821 millions de dollars. Le ministère de la santé tente de se justifier en argumentant des tentatives de négociations directes trop compliquées avec les russes. En novembre 2020, Les dirigeants guyaniens ont préféré opter pour des discussions avec les autorités d’Abou Dabi qui ont accepté d’intervenir en qualité d’intermédiaire pour la fourniture des vaccins spoutniks au Guyana. Une enquête internationale menée actuellement par un journal norvégien tenterait de démêler le vrai du faux sur un supposé racket international de vaccins dont auraient été victimes plusieurs pays pauvres dont le Guyana.