Covid-19 : six maires de l'AGGL0 demandent au préfet de région la levée des mesures restrictives

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Le siège de la CACL
©Communauté d'Agglomération du Centre Littoral
A 24h de la nouvelle CIC, les maires de l’AGGLO (Communauté d'agglomération du centre littoral) montent au créneau pour demander la levée des restrictions. Les six maires ont voté une motion en ce sens.
Assemblée plénière CACL

Dans une motion rendue publique, Sandra Trochimara, Serge Smock, Gilles Adelson, Patrick Lecante, Claude Plenet et Jean-Claude Labrador demandent la levée des mesures restrictives qui impactent gravement la population depuis le 11 mai 2020. Une motion adressée au préfet de Guyane à la veille de la CIC (cellule de crise interministérielle)  où seront annoncées les prochaines décisions relatives à la gestion de la crise sanitaire. Déjà, la semaine dernière, l’allègement des restrictions a été annoncé.

Dans ce document, les maires signataires à l’unanimité déclarent que la Guyane a été placée de facto en confinement, alors que la situation sanitaire de l’époque ne le justifiait pas. Par ailleurs ils évoquent leur soutien dès le début de la crise, estimant que « les élus du territoire ont protégé la population, soutenus les acteurs dans la lutte aidé les plus fragiles tout en maintenant la continuité du service public ». Les maires de l’île de Cayenne ajoutent « que depuis 20 mois la population est soumise à un couvre-feu quasi permanent (…) ne tient pas compte du taux d’incidence nettement favorable car inférieur à 100 /100 000 ».

En outre, ils précisent que « le III de l’article L 3131-15 du code de la santé publique impose que toutes les mesures(…)soient strictement proportionnées aux risques encourus et appropriés aux circonstances de temps et de lieu. Ils affirment « que le législateur a entendu ainsi… afin de ne pas transformer cet Etat de droit en droit de l’Etat »

Enfin, les maires de Cayenne, Matoury, Macouria, Montsinery-Tonnégrande, Rémire-Montjoly et Roura déclarent « que de telles mesures résultent d’une décision et d’une approche totalement inappropriée ». Enfin ils estiment «que le maintien des mesures restrictives est de nature à aggraver une situation économique en très grande fragilité et en état de dégradation avancée. »

Une motion inédite, dans un contexte de crise sanitaire dont les restrictions perdurent malgré la baisse avérée des indicateurs.   

Lire la motion ici