Crise sanitaire : le sport en grande souffrance en Guyane

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Sports : les dames du Rémire Handball King remportent le challenge de la Ligue
©J.G ASSARD
De nombreuses disciplines sont lésées sur le territoire compte tenu des mesures restrictives. Celles pratiquées en milieu couvert comptent parmi les plus en difficulté. C’est le cas par exemple pour le basket ou encore le handball.

Le championnat de basket n’a toujours pas démarré mais en attendant, les clubs s’organisent avec une préparation physique dans des lieux publics en plein air. C’est le cas par exemple des joueurs de l’ASL Sport Guyanais.

On essaie de faire quelques entraînements en extérieur, soit sur la plage, soit sur la colline de Montabo ou encore sur des parkings mais là aussi c’est assez restrictif et cela ne peut pas amener à une préparation comme on le voudrait 

Athis Jaïr, président de l’ASL Sport Guyanais

Au cours de ces préparations en plein air, limites, en termes de légalité, difficile de respecter les mesures de restriction.
A Rémire-Montjoly, le RHK (Rémire Handball King), se trouve également dans la même situation. Pour ses dirigeants, la crise sanitaire, l’arrêt des compétitions ont découragé bon nombre de pratiquants et le spectre du pass sanitaire pourrait provoquer une hécatombe au niveau des licences et ce malgré une solution discutée en interne.

Pour participer aux entraînements de la semaine et aux matchs du week-end, les Séniors seront obligés de faire des tests dans les 72 heures pour être en conformité avec ce pass sanitaire qui nous dérange 

Patrick Bruno, vice-président du RHK

 

Athis Jaïr, le président de l’ASL Sport Guyanais a d'autres craintes par ailleurs : « 80% des jeunes sont intéressés par le sport et selon moi, le gros souci qui se présente si on voit plus loin, c’est une certaine destructuration de notre société parce que ces jeunes ne font plus de sport, ne se voient plus, ne se parlent plus et naturellement, cela peut conduire à une déliquescence du lien social ».

Le pass sanitaire ne concerne pas les moins de 12 ans qui ont accès à certaines infrastructures. Des clubs ont d’ailleurs repris les entraînements. En revanche, quid aujourd’hui des compétitions et des conséquences de l’arrêt des activités sportives chez les jeunes et les moins jeunes ?