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Démission collective des urgentistes : les élus locaux réagissent

santé
Pierre Chesneau médecin urgentiste
Pierre Chesneau, médecin urgentiste au CHAR et représentant local du syndicat professionnel SAMU-Urgences de France ©Maud Alamachère
Les 17 médecins du service d'accueil et du SAMU 973 ont démissionné pour dénoncer leurs conditions de travail. La nouvelle circule sur les réseaux sociaux depuis le 2 mai. Alors que les réactions des élus s'enchaînent, la direction de l'hôpital de Cayenne n'a toujours pas communiqué sur le sujet.
Trop c'est trop, mauvaises conditions de travail et accueil déplorable des patients, les 17 médecins urgentistes du centre hospitalier de Cayenne ont démissionné en bloc. Ils espèrent obtenir des décisions immédiates et surtout du renfort.
Le docteur Chesneau médecin urgentiste et représentant du syndicat samu urgences de France souligne la nécessité pour les autorités de santé d'arrêter l'hémorragie de personnel dans ce service :

 

Des réactions en cascade


Le premier à réagir  ce matin a été le député Gabriel Serville. Il se dit très inquiet pour la population des con séquences d'un acte aussi radical et il craint que :

"les patients et les citoyens de Guyane ne soient à nouveau les otages du manque de considération des gouvernements successifs vis-à-vis de la santé en Guyane."


Le député a posté son communiqué sur sa page facebook :


Le maire de Macouria, Gilles Adelson annonce par communiqué également, qu'il mettra tout en oeuvre pour que le dossier de la santé en Guyane avance dans les meilleurs délais. Mais en attendant il pose 3 questions :

- Qu'allons-nous pouvoir répondre aux questions de nos concitoyens lorsque ceux-ci n'auront aucune solution de prise en charge décente ?
-Qu'allons-nous expliquer à la population lorsque des conséquences graves se produiront ?
-Que pouvons-nous dire d'une situation où les moyens mis à disposition des professionnels de santé ne sont pas suffisants et mettent en danger les patients ?


L'association des maires représentée par son président, maire de Roura, David Riché a également exprimé son inquiétude :

"En dépit des cris d'alertes, de grèves récurrentes, de morts suspectes (EPHAD, bébés prématurés...) d'une manifestation historique et pacifique ... la situation sanitaire se détériore... La colère gronde et, en l'état actuel des choses, elle s'exprimera inévitablement de nouveau."


Le président de la collectivité de Guyane, Rodolphe Alexandre, face à cette situation de crise a écrit à Agnès Buzin, ministre de la santé, à la ministre des Outre-mer, Annick Girardin et au Président de la République Emmanuel Macron. Il dénonce ces :

"dysfonctionnements qui participent  au manque d'attractivité de la Guyane pour les professionnels de santé et découragement des médecins déjà sur place."


Il réclame des mesures immédiates qui permettront le travail dans des conditions normales, des praticiens et la reprise rapide de leurs activités.

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