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Le député Gabriel Serville écrit au ministre de la Santé Agnès Buzin

La démission de 17 médecins urgentistes de l'hôpital de Cayenne continue de faire des vagues. Selon le député Serville, l'Agence Régionale de  Santé a failli dans sa mission de politique de santé en Guyane. Il en informe la ministre de la Santé, Agnès Buzin dans un courrier du 14 mai dernier.

Gabriel Serville en conférence à Matoury © guyane 1ère
© guyane 1ère Gabriel Serville en conférence à Matoury
  • Par Catherine Lama
  • Publié le
Si le dialogue a repris entre les urgentistes démissionnaires et la direction de l'hôpital de Cayenne, les élus de leur côté multiplient les propositions et autres interventions. 

Un courrier accusateur

Gabriel Serville vient diffuser le courrier qui'il a adressé à Agnès Buzin, la ministre de la Santé le 14 mai. Il ne va pas par quatre chemins et en appelle à la détermination  de la ministre pour "rétablir un service public de santé et hospitalier digne sur le territoire guyanais."
Selon le parlementaire, dans la situation de blocage sanitaire actuel guyanais, l'Agence Régionale de Santé a une responsabilité car, dit-il, depuis 2016 les personnels du centre hospitaliers n'ont cessé de lancer des alertes. Plus grave, une partie des engagements du protocole d'accord de la grève de 2017 n'a pas encore été mis en oeuvre.
Gabriel Serville affirme que :

"L'Agence Régionale de Santé ne semble pas avoir évalué la gravité de la situation et les négociations se retrouvent dans l'impasse. Cela est d'autant plus inquiétant que l'ARS Guyane dispose de tous les rapports utiles à la mesure de l'urgence à agir"


Autre élément dans ce courrier à charge, l'argument de l'ARS s'appuyant sur le manque d'attractivité du territoire Guyane qui induirait la crise actuelle. Une assertion réfutée par Serville. "La démotivation des médecins naît sur place au vécu de certaines réalités". Il ne précise pas lesquelles.
En tout cas, il qualifie le positionnement de l'ARS de "manoeuvre de d'évitement" et martèle :

"Le système de santé en Guyane souffre avant tout d'une absence de gouvernance clairvoyante, capable d'anticiper les évolutions d'un territoire qui n'a pas de pareil au sein de la République"


et il pointe du doigt le directeur de l'ARS :

"Dans ses différentes interventions publiques, le directeur général actuel de l'ARS semble vouloir s'exonérer du respect de certaines missions régaliennes et ses choix nous interpellent eu égard à la grande responsabilité qui échoit à sa fonction".


 

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