Dernière ligne droite pour l'Observatoire régional du Carnaval: le dossier pour l'inscription du Carnaval à l'Unesco sera déposé fin 2022

carnaval guyane
Exposition carnaval au pavillon Joseph Ho-Ten-You
Les costumes de touloulous pour les bals du samedi soir ©Frédéric Larzabal
Depuis 2014, l’observatoire régional du carnaval se bat pour inscrire le Carnaval et le Touloulou guyanais au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco. L’équipe emmenée par Monique Blérald ne désarme pas et prépare sa dernière ligne droite.

Caravane du carnaval, conférence de presse, deuxième édition des Assises du carnaval, l’Observatoire du Carnaval est sur tous les fronts. Depuis 2014, ils se battent pour amener le Carnaval et le Touloulou du bal paré masqué à l’Unesco. Ils ont remporté une première bataille en arrivant à l’inscrire au patrimoine culturel immatériel national depuis le 26 octobre 2017. Le patrimoine culturel immatériel (PCI),  englobe des pratiques et des savoirs. Cet inventaire participatif national est piloté par le ministère de la Culture dans l’objectif de les sauvegarder.

L'inscription nationale est la condition préalable pour atteindre la reconnaissance mondiale à l’Unesco. La candidature pour faire reconnaître le Carnaval et le Touloulou du bal paré masqué comme patrimoine culturel immatériel de l'Humanité, portée par l'ORCG doit être examinée avant fin 2022 afin d’être présentée par le ministère de la Culture à l'Unesco. Le compte à rebours a commencé. 

La dernière étape avant le dépôt du dossier est la présentation des pièces obtenues (actes de délibération de certaines mairies, attestations de certaines entreprises, production des scolaires…) et des pièces encore manquantes.

Dernière ligne droite

assises du carnaval guyanais 2021
©DR

La candidature de l’inscription du carnaval de Guyane avec le personnage du Touloulou au patrimoine mondial de l’Unesco, auprès du ministère de la culture sera officiellement annoncée lors de la deuxième édition des Assises du carnaval, en octobre prochain. L’évènement a aussi pour objectif de réfléchir à un moyen de faire perpétuer cette tradition et de la faire rayonner en France et dans le monde.

Pour cette 2ème édition des Assises nous avons invité des intervenants de tous horizons, du Bénin, du Guyana, du Surinam. Nous attendons beaucoup de cette délégation pour entamer nos démarches commencées en 2014 et décrocher ce label attendu. Cela avance timidement force et de constater qu’il y a un manque de prise en compte de nos partenaires institutionnels. Ils n’ont pas encore compris la valeur ajoutée que nous voulons mettre en œuvre pour permettre à la Guyane de décrocher ce premier label de reconnaissance patrimoniale et culturelle. Nous voulons porter la Guyane sur la scène internationale. Nous avons inscrit le déjà le Touloulou en 2017, sur le plan national. C’est déjà énorme. Là c’est la dernière ligne droite. Il faut comprendre que les retombées peuvent être importantes. Les hôteliers, les restaurateurs, le tourisme, les transports aériens, en bref, le développement de la Guyane. Les retombées sont multiples sur le plan économique. Déjà le dossier est reconnu. C’est une première satisfaction. La 2e phase, fin 2022 début 23, c’est déjà valider cette démarche, mais cette fois sur le plan mondial. Ce colloque nous permet de travailler avec nos partenaires, d’avoir une démarche internationale afin de contribuer au rayonnement de la culture guyanaise.    

Brunel Boutrin vice-président Observatoire régional du Carnaval

Les savoirs carnavalesques en octobre

Exposition carnaval : présentatiopon de costumes de rue au Pavillon Joseph Ho-Ten-You
Présentatiopon de costumes de rue au Pavillon Joseph Ho-Ten-You ©Frédéric Larzabal

Cette année, cet évènement mobilisera les savoirs carnavalesques associés à la santé : les problématiques liées à l’activité physique, l’usage des ressources alimentaires et la mise en valeur de l’utilisation de la pharmacopée guyanaise durant le carnaval.

L’occasion de se retrouver entre le public, les acteurs culturels, les associations, les socioprofessionnels, les institutions et les universitaires afin d’élaborer des propositions concrètes, collectives et constructives destinées aux politiques publiques et aux carnavaliers.