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Dossier : les habitants d'Oiapoque mobilisés contre la décharge illégale (2/2)

La décharge municipale d'Oiapoque n'est pas aux normes, elle pollue le Pantanari affluent de l'Oyapock. Les risques environnementaux et sanitaires sont importants sur les deux rives du fleuve. La population demande maintenant le règlement de cette affaire qui perdure depuis de nombreuses années.

© Océlia Cartesse
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  • Océlia Cartesse/CL
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Cette décharge se trouve à quelques centaines de mètres de la ville d'Oiapoque. Elle pollue l'environnement des habitants également le Pantanari affluent de l'Oyapock et les nappes phréatiques sont également touchées. Cette situation a aussi une répercussion directe sur Saint-Georges de l'Oyapock qui se trouve dans le bassin versant. L'affaire a été portée en justice, la ville condamnée à régulariser et à mettre aux normes cette décharge. En vain.
Rassemblés en collectif citoyen de nombreux oiapoquois se mobilisent maintenant pour obtenir de la mairesse Marie Orlana une solution perenne.
 

Des collectifs dénoncent l'inaction des pouvoirs publics

Un collectif d’habitants de Saint-Georges de l’Oyapock créé après la crise sociale de mars et avril 2017 en Guyane s’est organisé en association. Elle s’appelle « Les frère de la frontière ». C'est un mouvement que l’on retrouve aussi à Oiapoqué : « irmao de la frontera ».
Ces lanceurs d’alertes ont déterré une condamnation vieille de 14 ans qui exhorte la municipalité à se mettre en conformité.
Aujourd’hui, ils s'unissent pour que disparaisse cette décharge brute communale.
Le 10 septembre, une réunion populaire a rassemblée plusieurs centaines de personnes au Gymnase de l’école Joaquim Nabuco à Oiapoque. Fonctionnaires, agriculteurs, étudiants, commerçants ou encore syndicats enseignants ont conjointement dénoncé l’inaction des pouvoirs publics municipaux.
La mairie propose une solution provisoire et veut créer une zone de stockage de déchets sur la BR (Route fédérale) au pk 50. La maire Maria Orlana  souhaite y déménager une partie de la décharge d’ici à fin novembre.
Mais ce site se trouve dans un secteur environnemental à risque.  Selon Genivaldo Senigallia Marulli, avocat au sein de l’association « Irmao de la frontera », la zone ciblée regorge de bassins naturels de rétention d’eau.
Au cours du rassemblement d’hier soir, une autre action a été décidée. La population a rendez-vous devant le tribunal de grande instance d’Oiapoque le 18 septembre prochain pour faire entendre une nouvelle fois leur colère et réclamer une nouvelle décharge conforme aux règles de stockage.


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