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Dossier : Juliana Debent, Atilas Cardozo et Ramir Almeida d'origine brésilienne expliquent les coulisses d'un coup d'état "institutionnel"

politique
Impeachment Dilma Rousseff
Le dimanche 17 avril 2016, les députés votaient à  Brasilia, la procédure de l'impeachment contre la présidente Dilma Rousseff. Juliana Debent, Atilas Cardozo et Ramir Almeida brésiliens, fins connaisseurs de la politique du Brésil, décortiquent les coulisses de ce coup d'état "institutionnel".

L'impeachment (« mise en accusation » ou « procédure de mise en accusation » dans le langage juridique) est le nom de la procédure permettant au pouvoir législatif de destituer un haut fonctionnaire d'un gouvernement (source : fr.wikipedia.org). Ce dimanche 17 avril, la chambre des députés du Brésil a voté pour l'impeachment de la présidente Dilma Rousseff. Les détracteurs de Dilma l'ont emporté par 367 voix contre 137. La majorité de l'assemblée ayant voté à plus des deux tiers, le processus peut être engagé. 
La cellule internet de Guyane1ère a voulu comprendre les méandres de ce cataclysme politique, dont les répercussions précipitent le géant brésilien dans une des périodes les plus sombres de son histoire.
Juliana Debent professeur de portugais, Atilas Cardozo chargée de mission pour le rectorat de Guyane et Ramir Almeida professeur de langues étrangères sont brésiliens, ils vivent et travaillent en Guyane. Ils assistent médusés à ce qu'ils qualifient de "coup d'état" institutionnel" contre la présidente Dilma Rousseff.

Une situation politique absurde et incompréhensible

Les trois intervenants vont tenter d'expliquer l'inexplicable. Ils reviennent sur les images de dimanche et commentent l'aspect technique, institutionnel de l'impeachment de Dilma Rousseff.


Impeachment ou la vengeance d'Edouardo Cunha

Juliana Debent et Ramir Dealmeida reviennent sur les éléments de l'accusation. Il apparaît clairement que le président du Congrès Eduardo Cunha est l'ennemi juré de la présidente, lui-même inculpé pour corruption dans le scandale des détournements de fonds à la Petrobras. Ce dernier utilise le système pour déstabiliser la présidente et par là même le pays tout entier. Pour couronner le tout,  le vice-Président Michel Temer devrait prendre le controle du pays si le nat valide la procédure de destitution. Le même Michel Temer dont le nom circule dans plusieurs affaires de corruption y compris celle de la société Petrobras. 


Un avenir sombre pour le Brésil

L'avenir du Brésil et de son peuple semble bien mal engagé. Entre corruption, vengeance et l'espoir d'un peuple de plus de 200 millions d'habitants, il est fort à parier que certains se réveilleront avec la gueule de bois... 


Le reportage de Frédéric Larzabal, l'intégrale

 

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