EDF dans la tourmente : "près de 10 cas de Covid-19 recensés au sein de l'entreprise" dénonce l'UTG Eclairage

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UTG Eclairage brandit la menace du droit de retrait à EDF s'il n’obtient pas de réponses à ces doléances. Près de dix salariés seraient contaminés par le Covid-19 dans l'entreprise. Le syndicat dénonce la stratégie de l’Etat dans la lutte contre le Covid-19.
UTG Eclairage dénonce la stratégie de l’Etat dans la lutte contre le Covid-19. Le syndicat n’écarte pas l’exercice du droit de retrait à EDF s'il n’obtient pas de réponses à ces doléances. Certains employés ont été infectés par le virus. 


Combien de cas ? 

Davy Rimane

Les cheminées de la centrale de Dégrad-des-Cannes vont-elles encore fonctionner la semaine prochaine. Le risque que tout s’arrête n’est pas à écarter selon le syndicat UTG. En cause le coronavirus qui a infecté des employés de l’entreprise. Un peu moins d’une dizaine de cas, la plupart seraient asymptomatiques selon la section syndicale. L’UTG demande un dépistage massif des employés essentiels à la production et à la distribution de l’énergie en Guyane.
Davy Rimane secrétaire général UTG Eclairage
Davy Rimane secrétaire général UTG Eclairage
Davy Rimane secrétaire général UTG Eclairage exaspéré : 

"Nous avons des collègues touchés par la maladie. Un peu moins d'une dizaine de cas confirmés à Dégrad-des-Cannes et au Larivot. Depuis le mois de mars nous avions demandé déjà à l'ARS des tests massifs. Nous ne savons pas qui l'a, qui l'a pas, nous ne connaissons pas l'organisation mise en place pour le contact tracing. Nous avons envoyé un courrier aux autorités. Nous demandons que tout le personnel soit testé. Si tout le monde tombe malade, si le Covid continue à se propager dans l'entreprise, le risque c'est la rupture de l'électricité sur le territoire. Nous serons obligé d'exercer notre droit de retrait". 


Un courrier pour alerter

Courrier ARS
Une demande envoyée officiellement par courrier ce matin aux autorités préfectorales et sanitaires. Le syndicat avait déjà fait part de ces mêmes doléances aux autorités le 30 mars dernier. Sans réponse aujourd’hui, il promet d’agir rapidement. Une menace qui devrait être mise à exécution dès la semaine prochaine.     
    
 
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