Amapa : les commerçants d'Oiapoque réclament la réouverture de la frontière entre la Guyane et le Brésil

amapa
Oiapoque
Cela fait près de 20 mois que la frontière entre la Guyane et le Brésil est fermée en raison de la pandémie covid. Un arrêt brutal à l'économie du bassin de l'Oyapock. Dans la ville frontière Oiapoque de plus en plus de voix s'élèvent pour une réouverture du pont afin que la vie économique reprenne.

Comme toutes les villes frontières Oiapoque au Brésil qui fait face à Saint-Georges en Guyane vit largement du tourisme à la faveur des échanges avec la Guyane voisine. Sites d'accueil touristiques, commerces divers, depuis des décennies, au rythme des pirogues sur le fleuve Oyapock, guyanais et brésiliens vont et viennent profitant des opportunités offertes dans ce bassin de vie.
Des prix nettement plus bas à Oiapoque qu'en Guyane ont engendré une fréquentation régulière des touristes et habitants des communes du fleuve Oyapock. Ils ont permis à des commerçants d'avoir des activités rentables. La fermeture de la frontière en mars 2020 en raison de la crise sanitaire a été une onde de choc pour les brésiliens de la frontière faisant baisser drastiquement leurs revenus. Certes une activité informelle persiste mais elle ne suffit pas.

L'association des commerçants d'Oiapoque mobilisée pour la réouverture de la frontière

Les commerçants ont lancé un appel via les medias - voir le reportage de Gerson Salles pour la tv Bronca Pesada - pour que la frontière soit de nouveau ouverte. Ils rappellent que 90% des commerces vivent des échanges avec la Guyane. Selon eux la situation sanitaire actuelle permet que la vie reprenne comme avant. Une majorité de personnes est vaccinée à Oiapoque affirme une hôtelière qui n'a plus d'employés. Elle a du licencier et assumer seule toutes les tâches dans son hôtel désormais. Avec le respect des gestes barrières, la reprise normale des activités est possible sinon c'est la mort économique assurée si cela continue ainsi.
Les socio professionnels n'en peuvent plus, les commerces sont vides. Pas de clients français quelque soit la branche commerciale, hôtels, restaurants, épiceries, drogueries, transports fluviaux, transports terrestres etc... toute l'économie de la ville frontière en pâtit.

Déjà au mois de septembre le sénateur Lucas Barreto, à la demande de l'association des commerçants de l'Amapa et d'Oiapoque réclamait cette réouverture.