Brésil : L’épave d’un bombardier américain de la dernière guerre mondiale retrouvée dans la forêt amazonienne près d'Oiapoque

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L'épave d'un bombardier américain retrouvée en pleine forêt amazonienne brésilienne
Une première recherche a été faite en 2012, mais elle n'a pas abouti ©Armée brésilienne
C’est une vieille histoire qui a ressurgi sur la rive brésilienne de l’Oyapock. L’épave d’un avion bombardier recherchée depuis 80 ans a enfin été retrouvée. Le 34e bataillon d’infanterie de la jungle, Veiga Cabral a mené ses recherches entre le 27 et le 31 janvier aidé de la population locale. C’était la 2e tentative pour retrouver cet avion américain un Martin B-26G Marauder disparu dans la forêt amazonienne durant la seconde guerre mondiale.

Cette épave était localisée dans la région de la région d’Aldeia Santa Isabel non loin de la ville frontalière Oiapoque.

Une première expédition conduite en 2012 avait été infructueuse. L’armée brésilienne avait été informée dès 1945 du crash de cet avion par la communauté Palikur. A bord de ce transporteur il y avait 7 membres d’équipage, deux pilotes, un opérateur radio, un navigateur et trois opérateurs de mitrailleuses.

A l’époque, les américains avaient récupéré et enterré 4 corps sur place abandonnant les débris de l’avion à la forêt amazoniene. Cet avion de guerre, un Martin B-26G Marauder, était notamment utilisé dans le Pacifique.

Il faut se souvenir, que les américains avaient une base militaire dans l’Amapa. Le résultat d’un accord avec le président du Brésil, de cette période, Gétulino Vargas. Cette base militaire américaine a été désaffectée par la suite.
Cette histoire passionnante a été racontée sur le site Aero Magazine le 7 février et une vidéo entière est consacrée au récit de cette expédition que vous retrouverez ICI.

 Une présence américaine également en Guyane

Durant la guerre 39/45, les américains ont eu plusieurs bases militaires en Amérique du Sud. Ils ont été présents en Guyane française où ils ont d’abord construit une piste d’atterrissage au lieu dit Gallion entre 1940 et 1943.
Point d’escale avant ou après la traversée de l’Afrique, ce camp militaire va servir de base de ravitaillement aux bombardiers américains qui se rendent en Europe via l’Afrique. Finalement l’entretien de cette piste se révèle très couteux car l’endroit s’inonde. La base est abandonnée. Les américains après de longues négociations vont construire l’aéroport militaire Rochambeau du nom d’un général français ayant combattu aux côtés de Georges Washington lors de la guerre d’indépendance des Etats-Unis.
Racheté par la France en 1949, il sera rebaptisé aéroport Félix Eboué en 2012.