FEDIRAMA 2019 : au Bénin...un pont entre deux cultures

culture
Fedirama
©Marie-Claude Thebia
Dernière soirée du FEDIRAMA : le festival des rituels et danses masquées du Bénin dont c'est la 10e édition. Le pays invité est la Guyane. L'objectif est de démontrer les similitudes entre les masques d'Afrique et l'imaginaire carnavalesque guyanais. La journée a commencé à l'université de Cotonou.
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Masques Guelede ©Marie-Claude Thébia
Les masques Gueledé sont en vedette, cette troisième et dernière journée du FEDIRAMA 2019. Des masques emblématiques car classés au patrimoine immatériel de l’Unesco depuis 2008. Ce sont les seules figures reconnaissant le pouvoir de la femme dans les sociétés de masques. Les costumes sont somptueux, recouverts de broderies aux couleurs chatoyantes. La tête est recouverte d'un masque de femme. Une chorégraphie et des chants rythment le passage. 


Carnaval des rues 

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©Marie-Claude Thebia
Un défilé vedette juste avant celui de la délégation guyanaise dont les membres, eux, œuvrent pour l’entrée au patrimoine mondial du Touloulous, ce personnage feminin masqué ancré dans la tradition carnavalesque. Les associations "Mo" "La Pompadour" , "Milani" et "Kassialata" ont opté pour la représentation du carnaval des rues. Les principaux personnages de l'imaginaire carnavalesque guyanais se sont succédés : les diables rouges, la Caroline, les jeux farine, accompagnés par les tambours de Kassialata et escortés par les Touloulous. Une parade saluée par le public, impressionné par les habillements, et captivé par le jeu de séduction des femmes masquées, elles aussi, ont le pouvoir.


Un pont culturel 

Fedirama
©Marie-Claude Thebia
Des similitudes culturelles partagées à l’université de Cotonou oū la délégation avait rendez-vous en matinée avec des étudiants pour un échange. Il s’agissait d’illustrer la récente coopération universitaire entre le Bénin et la Guyane.
Le 10e festival des rituels et des danses masquées a pris fin, avec en toile de fond, des échanges, des débats constructifs. Le but était de créer un pont entre les Africains de nationalité et les Afro-descendants. Objectif atteint : la puissance des rites traditionnels africains, incite à la prise de conscience d'une identité écartelée entre l' Occident et les racines africaines. 
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