FIFAC#3 : une programmation variée pour ce 3e jour de festival

cinéma
Les prix FIFAC
Les prix FIFAC 2020 ©EG/GG
La troisième journée du FIFAC placée sous le signe de la terre, de la rébellion et de la littérature. En diffusion aujourd’hui, trois films sélectionnés. Mais aussi deux documentaires sur deux hommes qui ont marqué l’histoire, René Maran et Frantz Fanon.
FIFAC
©Marianne Doullay

Déjà, le troisième jour du FIFAC, le festival du film documentaire du bassin Amazone Caraibes. Ce jeudi 14 octobre est un jour important pour les Rencontres professionnelles, des rencontres entre professionnels (réalisateurs, producteurs, financiers, distributeurs) afin de trouver des meilleures pistes pour la circulation des films du bassin Amazone Caraïbes. L’idée en effet, est de créer des passerelles afin que le cinéma du réel s’exporte mieux.

Plus de 50 professionnels venus de la grande région participent. Cette table-ronde est organisée en partenariat avec Mariel Brown, cinéaste, directrice de la société de production Savant Films et co-fondatrice de l’organisation des cinéastes Film-CO à Trinidad & Tobago et Laurence Magloire, cinéaste et à l’origine de la fondation MWÈM, dont la mission est de promouvoir le patrimoine haïtien. Laurence Magloire dans cette vidéo précise que "le web est devenu la nouvelle façon de communiquer et de transmettre la parole".

 

Les films du jour

L'âme du bois
L'âme du bois

Le festival c’est aussi la programmation du jour. Trois films sélectionnés pour le prestigieux prix FIFAC sont à l’affiche.
"L’Âme du bois" de Denis Dommel. Un film qui brosse le portrait de deux sculpteurs noirs-marrons.

Saùl accessible par la piste, 4 engins de chantier sont arrivés dans la commune. Le convoi a traversé la forêt pendant 12 jours, de Bélizon à Saùl. La Ctg a financé l'expédition avec le projet de renforcer la piste pour désenclaver Saùl. ©Guyane la 1ère
Tu crois que la terre est chose morte

"Tu crois que la terre est chose morte" de Florence Lazar. Un film sur la pollution au chlordecone des terres martiniquaises.

Enfin "Chronique de la terre volée" de Marie Dault, À Caracas, au Venezuela, les habitants des bidonvilles peuvent obtenir la propriété de la terre en échange de l’histoire de leur vie dans le quartier. Un décret de Chavez a permis la régularisation des gigantesques zones d’occupation sauvage de la ville et a enclenché l’écriture des « chroniques du barrio ». Marie Dault explique dans cette vidéo que "pour pouvoir raconter cette histoire, j'ai souhaité l'incarner avec une belle figure de femme, Alejandra. Le film devient un portrait d'une femme hors du commun".

 

René Maran et Frantz Fanon, la belle affiche

René Maran
René Maran ©DR

Les écrans parallèles font la part belle à deux illustres hommes noirs. René Maran à l’occasion du centième anniversaire du premier « Prix Goncourt noir », "René Maran : le premier Goncourt noir" ce film a pour ambition de redécouvrir cette grande figure de la littérature et sa vie hors du commun. Un film de Fabrice Gardel.

Et "Sur les traces de Frantz Fanon", de Mehdi Lallaoui. Un portrait de Frantz Fanon, l’auteur "Des damnés de la terre" et de "Peau noire, masques blancs", penseur et psychiatre martiniquais engagé dans les luttes anticolonialistes.

Saùl accessible par la piste, 4 engins de chantier sont arrivés dans la commune. Le convoi a traversé la forêt pendant 12 jours, de Bélizon à Saùl. La Ctg a financé l'expédition avec le projet de renforcer la piste pour désenclaver Saùl. ©Guyane la 1ère

Les films sont disponibles 24h sur le site festivalfifac.com. Un prix du public sera décerné.