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A Fort de France, la douleur des familles des deux militaires tués à Dorlin

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Le palais de justice de Fort de France
Le palais de justice de Fort de France ©Laurent Marot
Parties civiles au procès qui commence ce vendredi, les proches des 2 commandos du 9ème Rima veulent savoir ce qui s’est passé ce 27 juin 2012, lors de l’embuscade fatale. Le procès a été reporté de 4 jours et l’audience écourtée, suite à un problème de convocation de deux accusés.

Quatre ans et trois mois après le drame de Dorlin, les familles Moralia et Pissot se sont rendues en Martinique pour assister au procès des meurtriers présumés de leurs proches, devant la cour d’assises de Fort de France. Le 27 juin 2012, l’adjudant-chef Stéphane Moralia et le sergent Sébastien Pissot de la section des Commandos de Recherche et d’Action en Jungle (CRAJ) du 9ème RIMA, ont trouvé la mort dans une embuscade tendue avec des armes de type M16 ou Kalachnikov, sur un layon de Dorlin, lors d’une opération de lutte contre l’orpaillage clandestin. Le premier était en tête de colonne : touché au thorax, il est décédé quelques heures plus tard. Auxiliaire de santé, le caporal-chef Sébastien Pissot a été atteint mortellement alors qu’il tentait d’évacuer un gendarme gravement blessé dans l’embuscade. Un 2ème gendarme a également été gravement blessé ce jour-là.  


Les familles de deux militaires tués veulent comprendre ce qui s’est passé. Jean-Claude Moralia, le père de Stéphane Moralia, espère aussi qu’ « ils ne sont pas morts pour rien », et qu’il y aura « une continuité de l’action de l’Etat en Guyane » contre l’orpaillage clandestin. Par ailleurs, les familles ont très mal vécu le report de quatre jours du procès, suite à la convocation trop tardive des deux accusés détenus au Brésil. Il s’agit du suspect principal et chef de bande présumé, Manoel Moura Ferreira, alias « Manoelzinho » et de Ronaldo Silva Lima, surnommé « Brabo da Morgana », son complice de cavale, arrêtés au Brésil. Bien qu’ils devaient comparaitre par « défaut », c'est-à-dire en leur absence, il fallait respecter le délai de dix jours entre leur convocation et le début de l’audience. Arrêtés en Guyane, deux autres ressortissants brésiliens, complices présumés de la bande de « Manoelzinho » seront bien devant les assises de Fort de France, à partir de demain, jusqu’à mardi ou mercredi prochain.

Le reportage de laurent Marot et Marc Balsa (Martinique 1ère)

 



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