Forte augmentation de la population carcérale en France: la Guyane n'échappe pas au phénomène

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Prison de Rémire-Montjoly
La prison de Rémire-Montjoly ©Guyane la 1ère
Le Ministère de la Justice a publié les statistiques concernant les établissements et les personnes écrouées en France le 26 juillet dernier. Le constat est sans appel: la surpopulation est en nette augmentation, autant sur le territoire national qu'en Outremer. En Guyane, le taux d'occupation de la prison de Rémire-Montjoly s'élève à 165%.

Avec un taux d’occupation de 136,4%, le centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly se présente comme la pire prison de France pour les mineurs. Conséquence: 1 mineur incarcéré sur 4 n’a pas de lit pour dormir, les matelas sont posés à même le sol.
L’établissement qui se retrouve dans la même situation c'est celui de Ma Bonneville à Lyon avec un peu plus de 133 %, tandis qu'à Saint-Pierre et Miquelon, le taux enregistré est de 0,0%.

Chez les adultes, 57 femmes sont actuellement derrière les barreaux en Guyane pour 55 places disponibles. A Ducos, en Martinique elles sont 18 pour 32 places.

Régulièrement, les syndicats montent au créneau pour dénoncer la surpopulation au sein de l'établissement pénitentiaire de Rémire-Montjoly.

Les membres de l'Utg pénitentiaire
Les membres de l'Utg pénitentiaire interpellent les candidats aux élections législatives sur la situation alarmante à la prison de Rémire-Montjoly ©Mélodie Nourry


Dans les faits, cela se traduit ainsi: 342 personnes sont écrouées pour une capacité opérationnelle de 320 places, soit une densité carcérale de 106%.

Là où les chiffres sont les plus significatifs c’est en maison d’arrêt: on y recense 489 détenus pour 296 places soit une densité carcérale de plus de 165%.
L’autre territoire ultramarin qui se retrouve avec une telle concentration de détenus c’est Mayotte avec la prison de Majicavo où la capacité d'accueil est de 164 places alors qu'il y a 288 personnes incarcérées soit une densité carcérale de 175%.


Sur le plan de l’aménagement de peine, 82 personnes en Guyane sont placées en détention à domicile sous surveillance électronique, 2 bénéficient d’un régime de semi-liberté.