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Grève dans la fonction publique sur tous les fronts, tous secteurs confondus

Pour la troisième fois depuis l'élection d'Emmanuel Macron, les fonctionnaires étaient dans la rue. Plus de 130 manifestations ont été recensées dans toute la France. Une grève pour défendre leur statut et s'opposer à la future réforme du gouvernement, perçue comme une "attaque". En Guyane, aussi. 

Grève de la fonction publique © Nicolas Piétrus
© Nicolas Piétrus Grève de la fonction publique
  • Thierry Merlin
  • Publié le , mis à jour le
Ils se sont donnés rendez-vous devant l'Hôtel préfectoral pour dénoncer comme annoncé la future réforme de la fonction publique programmée par le gouvernement Macron. Une centaine de personnes s'était rassemblée devant la préfecture de Guyane. Parmi eux : des enseignants, des personnels de justice, de la collectivité territoriale de Guyane ou encore des finances publiques. Ils ont dénoncé la dégradation de leurs conditions de travail.

Union syndicale pour dénoncer

Sur place, des fonctionnaires tous secteurs d'activité confondus. Unis pour dénoncer, cette réforme qui selon eux menace leurs emplois et leurs conventions collectives. Chacun dans sa spécialisation, défend son corps de métier. Les enseignants s'inquiètent pour l'avenir de l'éducation en Guyane.
Sarah Ebion secrétaire académique SNES-FSU explique :

"Le risque c'est de ne pas avoir un enseignement de qualité et équitable sur l'ensemble du territoire guyanais, si on attaque le statut des enseignants" 


Une situation dégradée

Les médecins urgentistes démissionnaires du CHAR étaient également présents. Ils déporent eux, leurs conditions de travail et leur amplitude horaire au sein de l'hôpital de Cayenne.
Sophen Kheng médecin urgentiste démissionnaire fataliste :

"Je n'ose même pas vous dire combien d'heures que je fais au CHAR. Il faut faire quelque chose car notre situation se dégrade et nous allons rééllement quitter la Guyane" 


Manque de personnel

Quant aux fonctionnaires des finances publiques, ils sont confrontés régulièrement à un manque d'effectif et d'organisation, surtout lors de la campagne des impôts sur le revenu.
Maxime Horatius porte parole de l'intersyndicale des finances publiques précise :

"A Baduel il y a avait des centaines de personnes. Nous ne pouvons pas servir les contribuables de manière correcte faute de personnel et d'organisation." 


Une situation de crise qui n'a pas convaincu les salariés de la fonction publique. Ils étaient à peine une centaine réunis devant la préfecture de Guyane. 
le reportage de Guyane la 1ère :

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