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Guyane : éducation nationale, la grève est bien suivie dans les lycées

Les professeurs dans le secondaire sont en grève, ils protestent notamment contre la réforme du lycée et les dotations en baisse pour la rentrée prochaine. En Guyane, ce mouvement est à l’appel du Steg Utg, du collectif des enseignants de l’ouest Guyanais, de la FSU et de Sud Education.
 

Professeurs et parents mobilisés à St Laurent du Maroni, dans l'ouest, la pression démographique des élèves se fait ressentir et les dotations ne suivent pas
Professeurs et parents mobilisés à St Laurent du Maroni, dans l'ouest, la pression démographique des élèves se fait ressentir et les dotations ne suivent pas
  • Par Karl Constable
  • Publié le , mis à jour le
Moins d’enseignants, plus d’élèves, pas assez d’heures de cours, la réforme du bac, Parcoursup, la questions des salaires.... : la rentrée prochaine s’annonce explosive. Le mouvement en Guyane pose également des revendications locales :
- une dotation en postes qui corresponde à la démographie des élèves
- des classes de toute petite section à Saint Laurent
- une formation particulière pour les enseignants dans le cadre le dédoublement des CP
- enfin les grévistes dénoncent le manque d’infrastructures en général.

Dans le département le mouvement est bien suivi, à l'exemple du lycée Lama-Prévot à Rémire-Montjoly, où 70% des professeurs étaient en gréve.
Le reportage de Guyane La 1ère
Au lycée Lama-Prévot 70% des enseignants sont en grève  -  Guyane La 1ère  -  R.Pidéri/F.Larzabal

Dans le détail, les organisations syndicales réclament, "le retrait de la réforme des lycées, du baccalauréat et de Parcoursup, l’abandon du projet de service national universel, l’arrêt des suppressions de postes, l’augmentation des salaires", mais aussi dénoncent la volonté du ministre de l'Éducation de porter "à deux le nombre d'heures supplémentaires obligatoires".
Selon ces syndicats, "le baccalauréat, tel que le ministre l’a imposé aux élèves et aux personnels, par l’importance qu’il donne au contrôle local via le contrôle continu, va se transformer en diplôme local".

"Ces réformes se placent dans un contexte de préparation de rentrée marquée par l’amplification des suppressions de postes dans le second degré alors qu’il accueillera davantage d’élèves à la rentrée 2019. Les conditions de travail des élèves et des personnels vont continuer de se détériorer", déplorent-ils. 
 

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