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Guyane : non à la traque des étudiants sans papiers

Etudiants et  professeurs de l'université se sont rassemblés mercredi 13 février, contre l’incarcération de certains d’entre eux au centre de rétention administrative, ils protestaient aussi contre l’augmentation des frais d’inscription pour les étrangers non-européens
 

L'entrée de l'Université de Guyane © Alexandra Silbert
© Alexandra Silbert L'entrée de l'Université de Guyane
  • Par Karl Constable
  • Publié le
A l'appel d'une intersyndicale ils étaient une petite centaine, enseignants et étudiants, à dénoncer ce qu’ils décrivent comme une « chasse aux sorcières », des services de la Police Aux Frontières (PAF) à l'encontre des étudiants étrangers. Ils accusent la PAF de procéder à des interpellations aux abords du campus, alors qu’il existe un accord tacite entre les autorités et la communauté éducative. Accord qui veut que les forces de l’ordre n’interpellent pas les jeunes sans-papiers, à partir du moment où ils suivent régulièrement une scolarité.
Milot Oxigène, Professeur d’anglais, membre de RESF (Réseau Ecole Sans Frontières) et VIVA (Vent d’Ici, Vent d’ailleurs) :
« Il y a en ce moment entre 3 ou 4 étudiants qui sont enfermés…nous nous rassemblons pour dire non à ces arrestations et qu’un étudiant doit pouvoir poursuivre ses études. »

Augmentation des frais d’inscription pour les étudiants non-européens : c’est l’autre motif du mécontentement. A la rentrée prochaine ils devraient passer à 2.770€ contre 170€ aujourd’hui pour les licences et à 3.770€ contre 243€ actuellement pour les masters. C’est 10% des 4.000 étudiants qui sont potentiellement concernés. Le conseil académique de l’Université de Guyane doit se réunir prochainement et étudier la possibilité d’exonération pour les étudiants non-européens.
Le reportage de Guyane La 1ère

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