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Les héros de la liberté : deux conférenciers, deux histoires

27 avril 2018, date commémorative de l’abolition de l’esclavage dans l’hexagone. Une date choisie pour une conférence sur les héros de la liberté, par la municipalité de Cayenne. Eugène Epailly et Serge Bilé tous deux écrivains, étaient les conférenciers invités.

© Viviane Dauphoud-Eddos
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  • Viviane Dauphoud-Eddos
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27 avril 1848 – 27 avril 2018. C'est la date du décret d’abolition de l’esclavage, par la République française. Une cérémonie a eu lieu hier au Panthéon où étaient célébrés les 170 ans de l’abolition. Le président Emmanuel Macron a notamment annoncé la création d’une fondation pour la mémoire de l’esclavage.
C'était aussi la date hommage rendue aux héros de la liberté, hier, à la mairie de Cayenne. La municipalité et l’association  Kopéna ont offert une conférence. La salle était comble. Au programme : musique, film et exposés.

© Viviane Dauphoud-Eddos

Parmi les intervenants, l’historien Eugène Epailly. Eugène Epailly  a évoqué le redoutable chef "Simon". Il a semé la terreur chez les colonialistes en 1802.
Eugène Epailly conférencier raconte :

 "Simon était un guerrier redoutable. Il a tenu en échec les troupes de Victor Hugues. Il est quasiment inconnu de l’histoire locale. C’est un guérillero capable de mener des embuscades et d’harceler les troupes coloniales et de semer la terreur."
 


La naissance d'une lignée

© Viviane Dauphoud-Eddos

Autre intervenant, au cours de cette conférence "Cayenne, Mémoire et Patrimoine. Hommage aux héros de la liberté": Serge Bilé. Le journaliste et écrivain a fait le déplacement depuis la Martinique, pour être autour de la table. L’auteur du documentaire sur les Bonis de Guyane et de "Boni, naissance d'un peuple" paru aux éditions Rymanay, est revenu sur l’origine de ce terme, Boni, nom du fils d’une ancienne esclave.
Serge Bilé passionné :

"Dans mon dernier livre, j’ai essayé de reconstruire l’histoire de la mère de Boni. C’est une héroïne que l’on a oublié. J’ai voulu montrer qu’elle était esclave dans une plantation et c’est là qu’elle s’est enfuie dans la forêt. Boni est le fils d’un colon ou d'un amérindien, nul ne le ne sait très bien. C’était un grand guerrier".


Une date symbolique pour une histoire de l’esclavage encore vive dans les mémoires. 
Le reportage de Guyane la1ere :

1 524 927 892

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