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Immigration : quelle application pour la Guyane après les annonces du président de la République Emmanuel Macron

Le président Emmanuel Macron dans de son interview du 15 octobre dernier a fait des annonces en matière d'immigration. ll prévoit l'expulsion de tout étranger clandestin ayant commis un délit. Cela s’appliquera t-il en Guyane et en outre mer qui cumulent 60 % de l’immigration irrégulière?

Des conditions de vie difficile pour les migrants, photo prise à Saint-Laurent (archive) © guyane 1ère
© guyane 1ère Des conditions de vie difficile pour les migrants, photo prise à Saint-Laurent (archive)
  • Jocelyne Helgoualch
  • Publié le
La déclaration du Président de la République sur les mesures d'expulsion des migrants clandestins sur le territoire français sera difficilement applicable en Guyane compte tenu de l'importance de l'immigration et de la configuration géographique de la région.
Chaque année, environ 5 000 personnes sont expulsées du territoire guyanais. 40 % sont originaires du Surinam, 30 % du Brésil, et 20 % d'Haïti.
Des reconduites qui s'exercent uniquement à la frontière du Surinam à Albina et à Oiapoqé au Brésil. Pour la plupart de ces migrants, le retour en Guyane est quasi immédiat. Sur ce point, la préfecture s’explique en parlant de la faiblesse et de la saturation des moyens aériens.

La signature des accords d'extradition avec les pays voisins

Reste un autre volet abordé par le président de la République : les étrangers ayant commis des actes délictueux seront expulsés "Il faut être intraitable sur sujet" a t-il déclaré. Mais comment renvoyer des délinquants dans leur pays sans accord d’extradition ? A ce jour il n y a pas d’accord d’extradition avec le Guyana ou le Surinam par exemple.
Mais cela pourrait aller vite en ce qui concerne le Surinam car la France et le Surinam ont signé un accord de réadmission en 2004 qui n’a jamais été ratifié par le Surinam .
Et début octobre, à l’occasion de la venue d’une délégation de la police du Surinam en Guyane , le chef de la KPS , Korps Politie Suriname , Antonio Chin s’est entretenu avec le préfet de Guyane et a déclaré que son pays était prêt à signer avec le gouvernement français.
Cet accord pourrait être signé à l’occasion de la venue d’Emmanuel Macron en Guyane.

Le reportage de Guyane 1ère

 

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