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L'IRD réagit face aux accusations de biopiraterie

Accusé de biopiraterie, l'Institut de recherche et de développement dément toute appropriation du Couachi. L'office européen a accepté de lui accorder un brevet pour l'exploitation de cette plante connue pour ses vertus antipaludiques. Depuis,  les populations autochtones sont en colère. 

© J.X
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  • José Charles Nicolas
  • Publié le , mis à jour le

Le Couachi sous haute protection 


L'IRD, l'institut de recherche et de développement se défend. L'organisme dément toutes accusations de biopiraterie.Visé par les organisations amérindiennes de Guyane, il rejette l'affirmation selon laquelle, il voudrait retirer les avantages exclusifs de ce qui n'est pour l'instant qu'au stade de brevet portant sur une molécule.

Michel Brossard , directeur IRD précise :

"Nous avons protégé cette plante à travers ce brevet. Nous protégeons l'invention, la méthode d'extraction et sa transformation. Nous voulons travailler avec tout le monde. D'ailleurs, nous avons organisé des réunions avec la CTG pour mieux avancer ensemble".


A qui profite le brevet ?


Cette molécule a été isolée par les chercheurs de l'IRD. Elle est extraite de la Quassia Amara, une plante présente et exploitée aujourd'hui en Afrique, en Asie et en Amazonie.
D'où cette interrogation : en cas de retombées financières d'une éventuelle commercialisation, à qui devrait elle bénéficier en priorité?

Hélène Sirder 1ère vice-présidente de la CTG explique : 

"Cette plante ne peut pas être appropriée par une seule communauté.Toutes les populations de Guyane doivent se l'approprier.
Aujourd'hui, il faut structurer les filières et mettre des règles afin que la Guyane préserve ses richesses".


La Guyane terre de toutes les convoitises 


Pour l'heure, l'IRD se dit prêt à partager les éventuelles avantages de ce brevet avec les populations concernées.
Des déclarations propres à rassurer. Dans un contexte où de plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer une gestion et surtout une exploitation guyanaise de la biodiversité. Ces attaques aujourd'hui amènent à interroger sur le véritable propriétaire de la biodiversité guyanaise. 

Le reportage de Guyane la1ère :

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