L'association Trop Violans défend les salariés de la Poste en souffrance

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Blocage Poste baduel
©Myriam Boicoulin
Le centre de tri de Baduel est toujours bloqué. Depuis vendredi, certains agents, soutenus par l’UTG et par l’association Trop Violans, contestent le licenciement d’un collègue, le 29 octobre dernier.
Boite aux lettres
©Myriam Boicoulin
Le blocage de la poste de Baduel par l’association Trop Violans se poursuit. Un mouvement qui a commencé mardi à la poste de Matoury suite au licenciement d’un agent pour faute grave. Les membres de l’association attendent une audience avec la direction. Depuis le début du blocage d’autres dysfonctionnements, concernant notamment l’organisation du travail au sein de la poste, se sont fait jour.
Une plainte pour harcèlement moral avait déjà été déposée contre la direction de la poste par l’agent qui a perdu son poste. Licencié après 15 ans de service, ce facteur qui souhaite rester anonyme contacte le collectif Trop Violans il y a trois semaines quand il apprend être en voie de licenciement. L’association intervient en sa faveur et fait des demandes d’audiences. Le couperet tombe quand même le 29 octobre. Le salarié est officiellement licencié suite à une commission paritaire
 

"Il y a des conditions de travail anxiogènes et stressantes. Nous nous devons d'aller plus loin dans ce dossier."

Yvane Goua, porte-parole de "Trop Violans" 


Souffrance au travail 

Blocage Poste baduel
©Myriam Boicoulin
Les facteurs seraient les premiers concernés par cette souffrance au travail.  
 

"Les facteurs sont les premiers concernés. Je ne dis pas que les autres corps de métiers de la Poste n'ont pas de problème. Mais les facteurs, agents de proximité dans les quartiers sont les premiers concernés". 

Claude Germain secrétaire UTG section Baduel


 
Comme souvent en pareil cas l’usager est le premier impacté. Les services postaux sont bloqués sur Baduel avec des milliers de courriers et colis en souffrance. Impossible de connaître la quantité exacte de plis et cartons en attente. La direction de la Poste ne souhaite pour l'instant pas s'exprimer.
Le reportage de Anthony Hilaire :