L’église catholique de Guyane est au bord de la cessation de paiement

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La cathédrale Saint-Sauveur de Cayenne
La cathédrale Saint-Sauveur de Cayenne ©Patrick Nègre
La situation des finances du diocèse de Guyane est critique. Le commissaire aux comptes a lancé l’alerte. L’évêque de Guyane, Alain Ransay, commence un ministère plutôt compliqué. Plusieurs prêtres et personnels religieux devront être licenciés. L’évêque lance un appel à une mobilisation collective.

Les comptes de l’église Guyane sont dans le rouge. En 2020, il y a eu 1 million d’euros de recettes contre 3 millions d’euros de dépenses. Pour faire face aux dettes, la solution envisagée est de licencier des prêtres et des personnels administratifs. Environ 50% de la charge du personnel est payé par le diocèse. Cela constitue le poste de dépense le plus élevé confirme Alain Icaré, chargé de mission finance auprès du Diocèse de Guyane :
« Ce que nous envisageons dans un premier temps c’est de compresser les charges, c’est la première étape. Il va falloir envisager des séparations de personnels administratifs et religieux si nous voulons redresser de manière rapide la situation des comptes ».

Une nécessaire mobilisation des fidèles

Actuellement 40 prêtres perçoivent 1300 euros mensuels sur le diocèse et 10 prêtes sont encore rémunérés par la Collectivité territoriale de Guyane. Pour payer les derniers salaires dus et renflouer les caisses, le diocèse doit se séparer également de terrains qui étaient destinés à la construction d’églises, de chapelles ou encore d’établissements scolaires. Alain Ransay, Évêque de Guyane en appelle aux fidèles : «  Nous avons été obligés de vendre pour assurer nos frais, payer les charges salariales et les autres charges, il faut absolument que les fidèles participent au financement de leur prêtres. Ce n’est plus la CTG qui finance, il faut absolument que les fidèles comprennent qu’ils doivent financer leur église de manière générale. Sans eux, on ne pourra pas tout simplement. »  

Le diocèse a environ deux ans pour améliorer sa situation financière et éviter le risque d’une cessation de paiement. Dans ce cas la nomination d’un administrateur ne serait pas à exclure.