La CTG prévoit l’évacuation du mont Baduel pour risque de glissement de terrain imminent, des discussions sont en cours avec les habitants

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Le mont Baduel
Le mont Baduel ©Nikerson Perdius
Selon le Bureau de recherches géologiques et minières, un risque de glissement de terrain imminent menace le mont Baduel (Cayenne). La Collectivité Territoriale de Guyane envisage l’évacuation de cette zone, où des familles vivent. Le 15 mars 2022, Gabriel Serville s’est rendu sur place. Pour l’instant, l’heure est à la discussion.

C’est un risque vieux de plusieurs décennies. La Collectivité Territoriale de Guyane prévoit d’évacuer les habitations situées au mont Baduel, à Cayenne. Et pour cause le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a alerté la collectivité sur le risque de glissement de terrain imminent qui pèse sur cette zone. Cette menace, connue depuis plusieurs années, est accentuée par les pluies diluviennes.

La discussion avant l'action

Ce dimanche 13 mars 2022, Gabrielle Serville, le président de la CTG, a rencontré les habitants du mont Baduel afin d’échanger sur la mesure d’évacuation. Lors de cette première rencontre, les membres de la Collectivité et les participants ont évoqué la question de relogement des familles après évacuation des maisons menacées par le risque.

Par la suite, le mardi 15 mars, Gabriel Serville s’est rendu sur place pour faire l’état des lieux. Il en a profité pour discuter avec des habitants. "Au-delà de poursuivre le dialogue, l’objectif principal était de les alerter de nouveau sur le danger imminent et l’impérieuse nécessité qu’ils quittent les lieux, pour leur sécurité", affirme la collectivité.

L'histoire se répète

Une partie du mont Baduel s’est déjà effondrée au cours de la semaine du 14 mars 2022. Les habitants d’une résidence, située juste devant ce flanc de l’élévation, ont retrouvé de la boue dans leurs allées, voire sur leur terrasse. En 2009, en 2012 ou encore en 2017 et en 2020, des maisons, généralement construites illégalement ont dû être évacuées ou détruites. Au fil des années, le schéma se répète et les maisons se reconstruisent tandis que le risque est toujours présent.