La justice suspend l’arrêté de la mairie de Cayenne permettant l'expulsion des réfugiés de la place des Amandiers

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Des camps sommaires de réfugiés à Cayenne
Une vie en pleine ville à l'air libre ©Guyane la 1ère
Ils se sont faits une mission de de protéger les réfugiés et les personnes en situation précaire. Le collectif solidarité réfugiés a obtenu gain de cause dans sa lutte judiciaire après que la mairie de Cayenne a pris un arrêté permettant l’expulsion de réfugiés de la place des amandiers. 
C’est un véritable bras de fer qui se joue entre la mairie de Cayenne et le collectif solidarité réfugiés Guyane. D’un côté une partie de la population demande que l’habitat spontané et anarchique organisé sur la place des Amandiers par les réfugiés soit nettoyé : autrement dit, le camping sauvage qui permet aux réfugiés d’avoir un lieu où dormir en attendant d’avoir un lieu plus stable. Côté associations le son de cloche est différent surtout pour "Médecins du Monde" et le "Comede" (le comité pour la santé des exilés) qui se battent au quotidien pour que les réfugiés de Guyane soient mieux pris en charge.


Une action en justice

Réfugiés syriens aux amandiers
Cela passe nécessairement par un logement viable, ou du moins par la possibilité de se loger temporairement sur le territoire, même si les conditions ne sont pas tout à fait avantageuses. C’est ce point de vue qui pousse "Médecins du Monde" et "le Comede" à intenter une action en justice pour contrer la mairie de Cayenne qui avait pris un arrêté en septembre. Dans cette affaire, les associations ont obtenu gain de cause. Le juge des référés a décidé de suspendre l’arrêté de la mairie de Cayenne car il n’avait je cite « pas de fondement légal »… Médecins du monde se réjouit de cette décision. Le collectif solidarité Guyane rappelle dans un communiqué sa mission je cite de « défendre des populations dont les droits sont si souvent bafoués et dont la situation est de plus en plus précaire. »



 
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