La maire de Cayenne, Sandra Trochimara en grève de la faim

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Sandra Trochimara, maire de Cayenne ©Jennifer BARATINY
Après un nouvel incident à la rue François Arago où les demandeurs d’asile ne cessent d’arriver et faute de logement habitent sur les trottoirs, la maire de Cayenne, Sandra Trochimara a décidé d’entamer une grève de la faim illimitée. Elle s’indigne de ces conditions de vie inacceptables et demande à l’état d’assumer ses responsabilités.

Cayenne ne peut continuer à recevoir autant de demandeurs d’asile sans solution d’accueil voici en substance ce que dit la maire de Cayenne, Sandra Trochimara.
Depuis le début de l’année, le flux de demandeurs d’asile, des familles syrienne en provenance du Brésil, du Vénézuela ne tarit pas. Ils arrivent à Cayenne afin de constituer leurs dossiers de demandeurs d’asile. Des demandes qui prennent du temps à être traitées et laissent ces personnes dans la rue, faute d’hébergement pour les accueillir.
Pour la municipalité, les troubles avec les riverains s’aggravent, la situation sanitaire de ces réfugiés, hommes, femmes et enfants confondus est inacceptable. La maire veut que cette situation soit réglée enfin. Depuis minuit elle est en grève de la faim illimitée.

Le soutien des maires et d'un collectif de citoyens

Autour d’elle, les soutiens citoyens s’organisent. Le maire de la Communauté d’agglomération du centre littoral, maire de Matoury s’est rendu cet après-midi auprès de sa collègue. Dans un communiqué où il souligne l’absurdité de cette situation sur « le territoire guyanais donc français et européen… faute d’accueil et d’hébergement appropriés … il exhorte l’état, les élus et les associations à se réunir afin que des solutions à la hauteur des problématiques soient trouvées…».

D'autres maires  comme Claude Plénet de Rémire-Montjoly, Patrick Lecante de Montsinéry-Tonnégrande, Gilles Adelson ou encore Pierre Désert de Régina se sont rendus à la mairie de Cayenne.