La présidente de la CCIG Carine Sinaï Bossou plaide pour un maintien du fonds de solidarité plafonné à 10 000 euros

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Carine SinaÏ Bossou, présidente de la Chambre de Commerce et d'Industrie
Carine SinaÏ Bossou, présidente de la Chambre de Commerce et d'Industrie ©Guyane la 1ère
Le "quoi qu'il en coûte" sera prolongé en Outre-mer a annoncé le ministre Lecornu. Mais pour que le moral des chefs d'entreprises remonte, il faudrait notamment que le fonds de solidarité retrouve son plafond de 10 000 euros rétorque la présidente de la Chambre de Commerce Carine Sanaï Bossou.

Le ministre des Outre-mer enchaîne les réunions depuis son arrivée en Guyane. Samedi, face aux acteurs économiques, Sébastien Lecornu s'est voulu rassurant en confirmant que le "quoi qu'il en coûte" le mot d'ordre du gouvernement depuis le début de la crise était toujours d'actualité en Outre-mer partout où la crise covid continue ses ravages.

Un espoir sur la réouverture du chantier de la centrale du Larivot

Mais il n'a pas pour autant galvanisé les acteurs économiques. La présidente de la CCIG, Carine Sinaï Bossou ne cache pas ses inquiétudes quand au maintien du tissu économique guyanais. Quand bien même les chiffres de l'Insee et de l'Iedom font état d'une situation économique moins dégradée qu'ailleurs en Outre-mer. Les réouvertures des entreprises restent conditionnées à l'amélioration de la crise sanitaire. Néanmoins la position du ministre en faveur de la reprise du chantier de la centrale thermique du Larivot est un soulagement pour les entrepreneurs :

Nous sommes en Guyane avec un moral au plus bas... C'est compliqué. Oui il a fait des annonces intéressantes par rapport à notre indépendance en énergie et en disant qu'il soutenait le projet de la centrale du Larivot. Pour lui c'est un projet qui devait aboutir et que l'état se pourvoyait en cassation et qu'il était hors de question que la Guyane se retrouve en 2023 sans énergie.


Une réajustement du fonds de solidarité attendu

Autre préoccupation pour le monde économique, le montant des aides versées jusqu'alors, notamment le fonds de solidarité qui doit être supprimé en France le 30 septembre.

Il y a une baisse de la création d'entreprises depuis 1 an, des radiations qui augmentent, des entreprises qui sont en attente et vivent sous perfusion avec le fonds de solidarité. Et selon Carine Sinaï Bossou, ce Fonds de solidarité indispensable à la survie des entreprises doit retrouver le taux de départ :

Nous avions 10 000 euros pour la Guyane, certains touchaient 5000 euros et à partir du mois de juin nous sommes passés à 1500 euros. Du jour au lendemain cela fait une sacrée coupure. Nous avons demandé à retrouver cette aide complète...


Parmi les acteurs économiques en très grande difficulté figurent les entreprises événementielles fermées depuis 18 mois sans aucune visibilité sur leur réouverture. 
Carine Sinaï Bossou a rappelé qu'il est difficile d'investir dans ces conditions. Et c'est un schéma qui s'applique aux restaurateurs, aux gérants de salles de sport et même à ceux qui ont rouvert avec le pass sanitaire et accusent, pour certains, une perte de chiffre d'affaire de 70%.