La région Île-de-France prête main-forte à l’hôpital de Cayenne

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Remise de matériels au CHC ©Guyane la 1ère
Vice-président de la région Île-de-France, Patrick Karam, a remis ce lundi du matériel à l’hôpital de Cayenne dans le cadre de la prise en charge des malades Covid. Après la Martinique et la Guadeloupe, l’ancien président du Crefom veut rappeler la solidarité des franciliens envers les ultramarins.

La direction du Centre hospitalier de Cayenne, ainsi qu’une délégation de la Collectivité territoriale étaient présentes ce lundi matin pour la remise de matériel à l’établissement de santé de la part de la région Île-de-France. Pour représenter cette dernière, le vice-président Patrick Karam avait fait le déplacement comme il l’a fait aux Antilles.  

Quand nous allions dans les hôpitaux, qui est-ce qu’on voyait en première ligne ? Des Antillo-Guyanais et des Réunionnais. Chaque fois qu’on allait quelque part nous avions des ultramarins en première ligne.

Patrick Karam, vice-président de la région Île-de-France

 

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Patrick Karam, vice-président de la région Île-de-France ©Guyane la 1ère


Augmenter la capacité

L’hôpital a reçu 25 moniteurs multiparamétriques. Cet équipement est essentiel pour compléter les packs nécessaires à l’armement des lits de réanimations. Un besoin formulé par le président de la CTG, Gabriel Serville, après concertation avec le directeur de l’hôpital Christophe Robert. Il permettra en cas de besoin d’augmenter la capacité d’accueil en lit de réanimation.

Les malades en réanimation ont besoin d’une surveillance très rapprochée. Elle se fait par des moyens humains mais aussi par ces moniteurs qui surveillent la fréquence cardiaque, la pression artérielle, la fréquence respiratoire ou encore le taux d’oxygène.

Hatem Kallel, chef du pôle urgences et soins critiques

 


Le matériel acquis par le CHC représente un investissement de près de 270 000 euros, pris en charge par la région Île-de-France. « Nous savons ce que  c’est de devoir trier les patients faute de matériel » rappelle Patrick Karam, expliquant qu’au plus fort de la crise la région Île-de-France avait créé 400 places en réanimation. Au-delà des moyens techniques la problématique en cas de besoin d’augmentation de la capacité d’accueil en réanimation au sein des hôpitaux publics du territoire reste celle de la compétence humaine. Le manque de personnels pourrait en effet constituer un frein. Près de 80 soignants supplémentaires sont arrivés en renfort en Guyane pour soulager les équipes en milieu hospitalier en fin de semaine dernière.