Le médecin concerné par la plainte est arrivé à la clinique Saint-Gabriel en 2022 où il est d’abord nommé chef de médecine CHIR (Chirurgie). Il occupe ce poste durant un an puis il est finalement redirigé au service de dialyse en janvier 2023.
Un service de dialyse à la gestion erratique depuis de longs mois
Au mois de janvier 2025, le médecin néphrologue est nommé responsable du service dialyse qui comporte 12 agents. Une nomination qui survient alors que depuis son arrivée deux ans auparavant, une partie du personnel soignant ne cesse d’alerter l’ARS sur les dysfonctionnements graves.
En effet, les patients et personnels n’ont cessé de se plaindre du comportement du néphrologue devenu chef de service qui ferait « courir un risque sanitaire majeur au service de dialyse de la clinique ».
Les soignants reprochent au chef de service des retards répétés, des prescriptions médicales orales et approximatives laissant les personnels infirmiers face à des responsabilités normalement assurées par des médecins. Des professionnels de santé avouent à demi-mot devoir passer derrière pour ajuster certains traitements.
Un service en sous-effectif et des patients en souffrance
Actuellement, il règne une atmosphère tendue dans ce service où le turn-over du personnel s’est accentué. Le service est en sous-effectif car les employés démissionnent ou arrêtent leurs contrats pour n’avoir pas à assumer des responsabilités qui ne relèvent pas de leurs compétences.
Des patients témoignent aussi d’expériences douloureuses les ayant menés parfois aux urgences à la suite d’une mauvaise prise en charge.
Les personnels se disent angoissés, menacés. Plusieurs d’entre eux n’osent même pas s’exprimer librement, de peur des représailles.
À cela s’ajouterait une plainte pour harcèlement sexuel déposée par une infirmière.
La justice saisie le 22 janvier
Néanmoins, ils ont décidé d’agir afin de mettre un terme à un fonctionnement malsain, couvert selon eux par la direction de la clinique.
Divers comptes rendus décrivant la situation ont pourtant été adressés à l’Agence Régionale de Santé mais sont restés sans réponse. Ces alertes sont également parvenues à leur direction tout comme à l’Ordre des médecins sans qu’il ait de retour et surtout de changement au sein du service. Il n’y a eu aucune mise à pied et ni aucune enquête.
Les personnels ont alors décidé de se tourner vers la justice, ils veulent que le praticien soit écarté et arrête de nuire à l’équilibre du service.
Le procureur a été saisi le 22 janvier au travers d’un courrier pour « Dénonciations de manquements médicaux dans le service de dialyse.
L’affaire est désormais entre les mains de la justice
l’ARS et la direction de l’hôpital ont été sollicités sans succès.