Le Plan Blanc déclenché par l'ARS dans tous les établissements de santé publics et privés

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Les hôpitaux de Guyane déclenchent le plan blanc
Les hôpitaux de Guyane déclenchent le plan blanc ©CHC
L’ARS (agence régionale de santé) déclenche le Plan Blanc dans les établissements de santé guyanais. Il s’agit de faire face à l’afflux massif de patients aux urgences. Des dérogations exceptionnelles seront appliquées pour permettre - sous certaines conditions - aux soignants cas contacts ou positifs asymptomatiques de venir travailler.

C’est par voie de communiqué que l’ARS (l’agence régionale de santé) a annoncé le déclenchement ce jour du Plan Blanc dans les établissements de santé publics et privés de la région. Une réactivation expliquée par la dégradation de l’épidémie en Guyane. «  …Les hôpitaux connaissent un afflux massif de patients aux urgences (…) Dans le même temps, de nombreux soignants sont eux-mêmes touchés (...) C’est la raison pour laquelle la directrice générale décide de déclencher ce jour le Plan Blanc dans tous les établissements de santé publics et privés de la région ».  

Une crise annoncée

Le parking du Centre hospitalier de Cayenne
©Guyane la 1ère

Un déclenchement rendu inévitable car la situation sanitaire des Antilles et dans l’hexagone ne permettra pas la venue rapide de renforts extérieurs. Concrètement parmi les mesures annoncées : l’interruption des activités de soins non essentielles et des formations des professionnels de santé.

Une autre mesure, par sa gravité, laisse entrevoir la crise sanitaire hospitalière qui sans doute se profile : le maintien dans leurs fonctions, des professionnels de santé et des établissements et services médico-sociaux, cas contacts ou contaminés. «Conformément aux consignes nationales (…) des dérogations exceptionnelles et temporaires aux règles d’éviction s’appliquent pour les professionnels du système de santé et des établissements et services médico-sociaux : pas d’éviction pour les personnes contacts disposant d’un schéma vaccinal complet ou disposant d’un certificat de rétablissement en cours de validité, pas d’éviction pour les cas positifs asymptomatiques ou pauci-symptomatiques ne présentant pas de signes respiratoires d’excrétion virale comme la toux et les éternuements, et disposant d’un schéma vaccinal complet ou disposant d’un certificat de rétablissement en cours de validité. » 

Enfin, comme lors des quatre dernières vagues « les soignants parents d’enfants dont la classe est fermée se verront proposer des solutions d’accueil en partenariat avec le rectorat, leur permettant de continuer de travailler ».