Le secteur de la santé recrute en Guyane : coup de projecteur sur le métier d’ambulancier

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Pole Emploi ©v porphyre
Le Pôle emploi de Cayenne a organisé ce mercredi 27 avril, une session d’information sur le métier d’ambulancier. Une centaine de postes vacants, rien que pour cette année. Ce matin des candidats ont pu suivre une présentation de ce métier, en présence des professionnels du secteur.

Au pôle emploi de Cayenne,  ce matin le métier d’ambulancier est sous les feux des projecteurs. Actuellement, il y a plus d’une cinquantaine de postes vacants, d’ici 2023, il en faudrait  avoir au moins 300, pour répondre au besoin du département.

50 candidats suivent une session d’information, cela commence avec les centres de formations, qui expliquent les modalités pour embrasser cette profession. Avoir le permis depuis au moins 3 ans, et réussir au diplôme d’Etat d’ambulancier. La Guyane n’a pas d’écoles, mais aujourd’hui tous les acteurs sont sur site, pour accompagner les demandeurs d’emplois. Tout est fait pour que le candidat puisse repartir avec l’information la plus précise.

Pôle Emploi ©v porphyre

Tous les acteurs sont présents. On a une convention avec un centre de formation. Le demandeur d’emploi quand il vient, il a tous les renseignements sur l’école d’ambulancier, qu’on a sélectionnée, elle est en Ile-de-France. On a Ladom pour le billet d’avion, qui est présente. On lui explique aussi les indemnités. Tout est fait pour répondre aux interrogations des demandeurs d’emplois, il y a même un stage d’immersion avant le départ. Ce matin, ils peuvent aussi rencontrer des ambulanciers. Tout est fait pour répondre aux candidats et au besoin de la Guyane en termes d’emplois.

Nathalie Demba Directrice adjointe de l'agence Pôle Emploi de Cayenne

 Ambulanciers, le cri d’alarme des autorités

La Guyane compte 200 ambulanciers, pour l’agence régionale de santé, il faudrait le double de cet effectif pour assurer un fonctionnement optimal. D’ici 2023, il faudrait une centaine d’ambulanciers supplémentaires pour répondre au besoin du marché local. D’où ce partenariat accru, ARS-Pôle emploi, une signature de convention, pour trouver des solutions pérennes concernant le secteur de la santé.

à droite Madame Clara De Bort directrice Ars Guyane et Monsieur Jean-Christophe Baklouti Directeur régional Pôle Emploi Guyane ©Ars Guyane

Signature de convention ce matin, entre L'Agence Régionale de Santé et le Pôle emploi Guyane. L'Objectif, est "d'accompagner les demandeurs d'emploi dans la conduite de leur projet professionnel, et d'accompagner les besoins en recrutements pour les métiers du grand âge, et dans les métiers en tension des structures sanitaires et médico-sociales".

Une lueur d’espoir ...

Au niveau routier, il n’y a pas de zones blanches en Guyane, sans ambulanciers, (mais il manque du personnel à Saint-Georges de l’Oyapock, et à Saint-Laurent du Maroni). Une nouvelle ambulance est prévue au mois de septembre à Saint-Georges. L’ouverture de deux écoles est prévue, en septembre, l’une à Saint-Laurent, l’autre à Cayenne, pour devenir ambulancier, les candidats ne seront pas obligés de partir en France hexagonale.  Autre équipement important, l’arrivée sur le territoire, de 2 ambulances bariatriques (source ARS). Cet équipement est indispensable pour une prise en charge efficace des personnes en surcharge pondérale, ou encore, pour transporter les couveuses, c’est l’équipement idéal.

   Ambulancier, un métier, une passion

Ambulance Gérard Francourt ©v porphyre

 Gérard Francourt, a décidé de participer à cette session d’information. Il explique aux candidats, ce qu’est le métier d’ambulancier, au quotidien.

Je leur ai bien expliqué, que c’est un métier passionnant. On ne compte pas ses heures, on doit être rapidement opérationnel. Avec la covid on était en première ligne, on devait après chaque patient, faire une désinfection complète. On fait aussi bien du transport, pour les kinésithérapeutes, le smur nous appelle, les urgences, on a des véhicules très médicalisés, les gestes de secours, on maîtrise.

Gérard Francourt Chef d’entreprise et ambulancier

Des candidats motivés

Slaïka ©v porphyre

J'ai toujours voulu travailler dans le social.Je suis déjà, auxiliaire de vie j'ai toujours porté un vif intérêt pour les personnes âgées, les métiers des services d’aides à la personne. Ça m’intéresse beaucoup, le métier d'ambulanciers, partir en France, pour effectuer la formation, ce n’est pas un frein pour moi

Slaïka

Mon conseiller m'a parlé de cette formation d'ambulancier, je trouve que c'est vraiment intéressant. j'ai pu discuter avec un professionnel du secteur, j'ai toujours aimé ce domaine, donc c'est une matinée très enrichissante pour moi, je compte bien devenir ambulancier.

Steven