Les députés de la commission d'enquête parlementaire sur la lutte contre l'orpaillage illégal visitent l'ancienne mine Boulanger

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Commission enquête parlementaire
©Leilia Chérubin Jeannette
Sur la route de l'est, l'ancienne mine Boulanger est aujourd'hui régulièrement exploitée par des garimpeiros, malgré la surveillance des militaires. C'est la première étape de la commission d'enquête parlementaire emmenée par Lénaïck Adam, sur la lutte contre l'orpaillage clandestin.

Pour la commission d'enquête parlementaire emmenée par Lénaïck Adam, c'est donc la 1ère étape d'une semaine de visites autour de la lutte contre l'orpaillage clandestin. Sur la route de l'est, l'ancienne mine Boulanger est aujourd'hui régulièrement exploitée par des garimpeiros, malgré la surveillance des militaires. 

Une mine abandonnée

Cette piste déformée mène à une exploitation minière clandestine. Après 20 mn de route, les membres de la commission d’enquête sur la lutte contre l’orpaillage illégal arrivent sur site. Certains parlementaires vont s’imprégner de la réalité du terrain pour la 1ère fois

Il était important pour nous de rencontrer tous les acteurs et de voir sur site la réalité du terrain

Stéphanie Kerbah vice-présidente de la commission sur la lutte contre l'orpaillage illégal

 

Commission d'enquête parlementaire
©Leilia Chérubin Jeannette

Pk 48 à Cacao, une mine exploitée autrefois par un l’opérateur légal Boulanger. A proximité de la route nationale 2, elle est idéalement située. De quoi organiser la logistique pour les illégaux. En moins de trois ans, les garimperos ont grignoté le paysage environnant. Entre 4 et 5 personnes travaillent en moyenne dans chacun de ces puits souvent reliés par des galeries souterraines.

C'est un système ingénieux qui a été mis en place avec de la ventilation pour que les hommes puissent travailler

Capitaine Benoit 2e compagnie du 3e régiment d'infanterie à Kourou

 

Une guerre des nerfs 

Commission d'enquête parlementaire
©Leilia Chérubin Jeannette

En octobre dernier 13 puits avaient déjà détruits. Malgré une présence régulière des forces Harpie, la dissuasion atteint ses limites. Chaque année, entre 7 et 10 tonnes d’or seraient exfiltrées illégalement du territoire Guyanais.

Le reportage de Leilia Chérubin-Jeannette, Anthony Hilaire :

Une enquête parlementaire sur l'orpaillage illégal. Les députés se sont rendus sur une ancienne mine.