Les soldes démarrent timidement en Guyane

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Les étiquettes avec les rabais sont en place. ©PPF
Les soldes ont commencé ce 12 janvier en Guyane comme partout sur le territoire national. En pleine explosion du variant Omicron sur le territoire, pour l’instant, les clients ne sont pas au rendez-vous d’une action commerciale essentielle pour les commerçants.

Alors que les affichages 4x4 annonçant les soldes des différentes enseignes se multiplient, les guyanais ne se bousculent pas dans les magasins. Il est vrai que les soldes ont démarré depuis 24h. Pas de bousculade, pas d’affluence du premier jour contrairement aux autres années souligne Nathalie Nouh-Chaia Vernet, présidente du Groupement des commerçants de Cayenne :

« La fréquentation n’a pas super bien commencé le premier jour. Avec le nombre très élevé de cas de covid, les gens se montrent, sans doute, prudents. Nous avons remarqué que le mois de janvier a démarré très doucement… il y a vraiment beaucoup moins de fréquentation comparé à un premier jour de solde habituel. »

Les dates des soldes, deux fois par an, restent maintenues. Cette morosité commerciale pourrait être inquiétante si elle durait car : toute l’économie en pâtit précise Nathalie  Nouh-Chaia Vernet, citant également la raréfaction de la clientèle dans les restaurants.  

D’ici une semaine, la tendance pourrait s’inverser

Françoise Gimel, présidente de l’Union des commerçants de Cayenne s’interroge également sur cette désertion des commerces qui se justifie sans doute par le contexte sanitaire :

« Il n’y a personne dans les rues de Cayenne, c’est compliqué. D’habitude, le premier jour des soldes, il y a un petit rush, ce que l’on n’a pas vécu hier. On attend que la situation sanitaire s’améliore un peu. Les malades du covid seront peut-être sur pied dans 7 jours."

La cheffe d’entreprise met aussi l’accent sur l’absentéisme au travail. Les personnels des commerces sont aussi touchés par le covid :

« Dès qu’une personne est cas contact, elle se fait tester et une fois sur deux, elle est positive. C’est de l’absentéisme dans l’établissement et après c’est la dégringolade, il y en un agent puis dix… » Conséquence : certaines entreprises n’ont plus de personnel et sont contraintes de fermer : 

: « … il n’y a pas de personnel, souligne Françoise Gimel, même les agences d’intérim n’ont personne à proposer ! »

Il faut prendre son mal en patience. Comme le souligne, Françoise Gimel, pour les clients, des articles vendus avec des baisses de prix de 20 à 70%, cela reste une aubaine. Alors, certes, le démarrage est morose mais il faut attendre pour fixer une tendance, notamment ce premier week-end.

S'adapter à la situation sanitaire  

La présidente de la Chambre de commerce, Karine Sinaï Bossou, n’est pas surprise de cette situation qui correspond à ce que vit la Guyane sur le plan sanitaire :

« Les gens s’adaptent à la situation sanitaire, ils savent très bien que cela est compliqué et tout le monde espère que d’ici la fin du mois, cela ira beaucoup mieux. »

Toutes les entreprises ont eu des cas covid. L’action de la CCIG, actuellement, porte davantage sur l’aide aux entreprises d’un point de vue administratif et technique avec la mise en œuvre des mesures gouvernementales. Et cela va des explications à fournir sur la prime inflation par exemple, ou encore l’établissement des bulletins de paie.

Les soldes sont prévus jusqu'au 8 février.