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Libre, Ernso Beljour reprend ses cours au lycée Anne-Marie Javouhey

Après 19 jours de privation de liberté, Ernso Beljour goûtait enfin aujourd’hui à la joie de retrouver sa famille et les militants de RESF (le Réseau Education Sans Frontières), artisans avec les élèves du lycée Javouhey de sa remise en liberté après son arrestation sur le chemin du lycée.
 

Ernso Beljour © Lindy Nedan
© Lindy Nedan Ernso Beljour
  • Karl Constable/CL
  • Publié le
Ils sont pour partie les acteurs de la libération d’Ernso, 24 heures après la sortie du jeune lycéen du Centre de Rétention c’est le temps des retrouvailles avec les les militants de RESF (le Réseau Education Sans Frontières). 
Ernso Beljour est retourné vivre chez son oncle et sa tante.
Une fois passé le traumatisme de la privation de liberté, on découvre un jeune homme plein de reconnaissance, de responsabilité face à ses études et la mobilisation de ses camarades de classe.
Le temps de la rétention, Ernso a vu plusieurs sans papiers se faire expulser. Il a passé quelques nuits blanches se voyant retourner à Haïti où il n’a plus de famille.
Aujourd’hui il n’est pas le seul à pousser un ouf de soulagement.
 

Quid des jeunes scolarisés sans papiers?

Pourtant depuis 2006, suite à plusieurs arrestations de jeunes sans papiers et face à l’émoi général soulevé à l’époque, un accord tacite avec les autorités existe pour qu’on ne touche pas aux jeunes sans papiers scolarisés.
Plus surprenant, en février dernier le préfet, lui-même, rappelait cette tolérance locale qui n’a pas été respectée.
Trop de zèle, un climat social tendu où l’étranger bouc-émissaire ferait bien l’affaire ? Les spéculations vont bon train sur les circonstances de l’arrestation de Ernso Beljour, lycéen français grâce à un avocat qui lui l’a cru et l’a démontré quand il disait que sont père était naturalisé.

Le reportage de Guyane la 1ère

 

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