Lutte contre les squats pour reconquérir Cayenne

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Démolition du squat N'Zila
Démolition du squat N'Zila ©Guillaume Perrot
Dans le quartier N’Zila de Cayenne un squat, peuplé d’environ 160 personnes a été détruit très tôt ce 24 novembre. Acte réalisé dans le cadre d’une opération administrative menée par la préfecture sur la base des rapports de police et qui se place dans la reconquête de l'espace urbain.
Le quartier Nzila, au cœur de Cayenne, se transforme au fil des années. L’opération de destruction d'un squat, ce mardi matin, a été très bien accueillie par les riverains. Il faut dire que cette zone est au centre d'un projet de requalification, de réhabilitation du quartier et devrait accueillir des nouveaux logements et une zone de commerces.


La maire Cayenne, Sandra Trochimara, s'inscrit dans une dynamique de reconquête de l'espace urbain

Sandra Trochimara sur le lieu de destruction du squat N'Zila
Sandra Trochimara, la maire de Cayenne

Pour cette première opération depuis le début de la crise sanitaire pilotée par la préfecture avec l’appui de la mairie, la maire de Cayenne, Sandra Trochimara, s’est déplacée sur place.
S’il faut assurer un traitement humain, il est important, dit-elle, que la ville poursuive ses efforts pour se rendre de nouveau maître de son espace.
 

Cayenne poursuit inlassablement la conquête de son territoire parce qu'il n'est plus possible , il n'est plus acceptable que Cayenne, notamment au niveau de sa périphérie et au centre ville se squattérise. Par conséquent, ce que je vois aujourd'hui, tout en tenant compte de la dimension humaine parce qu'il y a un cadre qui a été mis en place pour accompagner un certain nombre de personnes. La majorité des squatteurs sont partis, n'ont été pris en compte que la majorité des personnes qui avaient un certain nombre de droits que l'on pouvait étudier. Ce que je dis , c'est très bien nous continuerons toujours dans cette dynamique : reconquérir tous ces espaces squattérisés dans l'intérêt d'une réhabilitation, une requalification de ces territoires pour Cayenne.


57 cases ont été détruites et 23 personnes ont bénéficié d’un relogement par le biais du Centre communal d’action sociale de Cayenne dans le parc d’hébergement d’urgence. La majeure partie des occupants, du squat, près de 90 personnes, avait quitté les lieux avant l’intervention des autorités. 
Le  squat de la cité N'Zila
©Pierre Téfoux
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